SCÈNE IV
GLORIEUSE, seule. Elle est d'abord comme hébétée, puis d'une voix rauque.
GLORIEUSE
Est-ce que je deviens folle? (Elle contemple le rocher ébranlé.) Par OÙ ont-ils disparu? Ah ! je comprends, rénorme rocher qui a muré cette ouverture... c'est eux... eux qui l'ont fait rouler là!... Et ils emportent mon argent... (Elle essaie à plusieurs reprises de se hisser sur le rocher et retombe.) Au SeCOUrs. . . ausecours... Prenez mon argent, prenez-le tout... je ne dirai rien... à personne... ayez pitié de moi !... Mon Dieu! Je ne peux pourtant pas mourir ici^ mourir à dix-huit ans, sans avoir rien connu de la vie, toute seule dans ce désert... (Elle parcourt la scène en criant.) Parrain, parrain, Pierre, maman, au secours! (Elle tombe sur les genoux, puis se relève.) Ah ! j'ai froid, j'ai froid, la neige me glace. (Elle retombe)... Pierre, mon Pierre adoré, sauve-moi, sauve-moi, sauve-moi... (Elle se traîne sur les coudes, silence, puis d’une voix de délire.) Il avait raison, le voleur... Gomme ce grand lit est doux... j'enteiids