‹ Papier de raison [et journal] de Pierre Bourrut, sieur des Pascauds, 1692-1725Chapitre 3 sur 85 · J'ay donné 4* 6" au cordonnier de Vandoire (4) pour · texte numérisé non relu

J'ay donné 4* 6" au cordonnier de Vandoire (4) pour

le sr de La Courrière à qui je les devois.

26 —J'ay fait pescher les ruches à miel à La Texanderie; reçu 38-' pour la cire.

Avril 4. — Mon père m'a reconnu 300* que j'ay payé pour luy au sr Dubois, marchand à Engoulesme.

9{ Je me suis randu à Engoulesme suivant la lettre du

sr de La Tour Carrier; et le 22 du mesme mois ledit sr Carrier m'a donné un mandement de 300* sur le sr de Brunelières qui ne l'a accepté que le 23 dudit mois, sur lequel il m'a donné 100* . Ainsy l'acceptation n'est que de 200^ ; terme un mois. Ledit sr de La Tour Carrier

(1) Pierre Devige, marié le 9 mai 16S3 avec M1U Marie Bourrut, fille de Pierre, sr de La Boussardtë et sœur de l'auteur.

(2) Badefols-d'Ans, c°» de Hautefort, arr.de Périgueux.

(3) Jean Bourrut, sr Duranclaud, son frère.

(4) Vendoire, cn<1 du c" do Verleillac (Dorùogne).

ra'avoit donné ledit mandement pour avoir acheté le bois quej'avois fait couper à La Texanderie, qui se monte en tout 180 brasses, desquelles il y en a six de chastaigner vieux, marché fait à 3# la brasse du chesne, et 2^ 40-" oelle du chastaigner, vingt et une pour vingt. May 6. — J'ay donné à cheptalà Antoine Pajot un pourceau qui m'a coûté 6#.

Le mesme jour achevé de payer ledit Pajot pour deux journaux de vigne qu'il tenoit de moy à prix fait,

23. — J'ay pris pour mon mestivier (1) à La Texanderie ledit Antoine Pajot ; je luy donne 2 bo. mestures de champ, 2 bo. baillarge (2), un bo. orge et un bo. bled d'espaigne, en ce qu'il me doit ayder aux vandanges,

24. — J'ay donné à croist et cheptal à Mathely Bouttereau de chez Maubren (3), deux vaches et une vesle pour 75# par contract reçu Delonlaigne, notaire royal.

26. — Reçu a Eugoulesme du sieur Brunelières 200* restantes à payer du mandement donné par le sr de La Tour Carrier.

(J) Voici ce que dit Munhr dans son Recueil d'observations, Paris 1779, tome I, p. iii), au sujet du metivier : « il est d'usage que le propriétaire fournisse à ses dépens au métayer un homme pour aider à moissonner et à battre les grains. Ce travailleur, quo l'on appelle un Metivier, a la double obligation d'aider le colon dans ses travaux et de le surveiller pour la conservation des droits du propriétaire, à qui il rend compte de tout ce qui se passe relativement à la récolte ». Nous remercions Alr J. de La Martinière, d'avoir bien voulu nous communiquer cet important ouvrage dont M' D. Touzaud a publié une intéressante analyse dans le Bulletin de la Société archéologique de l'année 1892.

L'usage de fournir un metivier est complètement tombé en désuétude depuis la Révolution. Le métayer jusqu'à nos jours a été seul chargé de moissonner et de battre les grains.

Cependant les propriétaires payent la moitié des frais de battage à la machine à vapeur.

(2) La « méture » est un mélange de froment et de seigle ou de baillarge.

La baillarge est un orge de printemps. C'est une variété de l'orge distique ou à deux rangs.

(3) Cbez Maubrant, hameau C" d'Edon.

4693 30. — J'ay payé à monsieur de Laudebert (1) 75* pour

les vaches et vesles que j'ai donné à cheptal à Matheïy et que j 'a vois acheté du sieur de Laudebert.

Juin l°r. — J'ay eu à La Texanderie pour ma part 9* de laine.

Page 1