Compté avec la bouchère ; je luy reste 1G
i 702 28. — J'ay délivré à Madame Delarive, 1 bo. froment comme
il se vendrai.
Décembre 1er. — J'ay délivré 4 mes. bled d'espaigne à Madame Delarive, comme il se vendrat.
10. — Ma nièce de Grandchampt a délivré à la femme Delarive 1 bo. 4 mes. froment et 4 mes. fèves ; il faudra faire le prix.
J'ay reçu de son Altesse Madame La Duchesse d'Elbeuf, les provisions de la charge déjuge assesseur de son duché de Lavalette, dattées du 4P décembre, signées F. de Montault Navailles, duchesse douairière d'Elbeuf, et par Son Altesse, Dutreuil, et cachetées du cachet des armes de Mad. dame Duchesse.
13. — J'ay prêté le serment de juge assesseur devant Mr le lieutenant général d'Angoumois à Engoulesme et en ay led. jour retiré acte du greffe d'Angoulème.
15. — J'ay fait enregistrer mes dites provisions au greffe de cette cour avec ma réception, en ay laissé copie aud. greffe et pris acte de Routhier, plus ancien postulant.
?. — J'ay monté pour la première fois au siège; Dieu me fasse la grâce que la chose soit pour sa gloire, pour mon salut et pour l'utilité du publicq, je prie sa divine Majesté par l'intercession de sa très sacrée mère la Vierge Marie, de m'accorder toutes les lumières qui me sont nécessaires pour bien rendre la justice.
20. — Elisabeth Delavau ma chère et bien-aimée espouse est morte à 5 heures du matin, un jour de mardy, après deux mois et vingt jours de maladie. Elle est morte d'une hydropisie après avoir eu près de deux mois de dissenterie. Son corps est enterré dans la chappelle de S'-Jacques de notre Eglise paroissialle de S'-Romain de Lavalette dans nos sépultures auprès du corps de mon père. Dieu luy fasse la grâce de luy donner son sainct paradis. 1703 Janvier 1er. — Mon Dieu qui m'avez ôté ce que j'avois de
plus cher au monde, et qui voulés comme il est juste que
je me soumette entièrement à votre sainte et divine volonté, donnés raoy la grâce de le faire avec toute la résignation possible et pardonnes s'il vous plaît à mes ennuys, mes tristesses et ma douleur autant qu'ils se sont esloignés des sentimens que vous demandés d'un véritable chrétien. Ouy, mon Dieu, avec tout le chagrin dont je suis capable je déteste tout ce qui a pu vous déplaire et tout ce que les vergés dont vous m'avés frappé m'ont arraché de plaintes ; mais, mon Dieu, payés, et je vous en supplie, tout le détachement que je veux avoir et toute ma soumission pour vos ordres par une éternité bienheureuse, aflin que je vous adore, je vous loue et bénisse à jamais avec cette chère espouse, que je vois bien, mon Dieu, que vous n'avés appelée à vous que pour nous sauver tous les deux. Ah ! grand Dieu, que notre compagnie me paroissoit douce, mais que je ressens bien présentement comme quoy elle m'aimoit et que sa séparation qui me coûte tant de pleurs, me prépare de joyes et de délices ! Ouy, mon adorable, je l'avoue et j'avoue à ma honte, je faisois mon paradis dans ce monde et les prières de cette amie saincte, (sa vie ne m'ôtoit pab ces sentiments, mais sa mort est capable de m'en convaincre), me font chercher un bonheur plus solide ; et. comme elle, je ne respire qu'après vous, et veux vivre et mourir en vous pour jouir de votre adorable présence avec cette chère et aimée espouse par tous les siècles des siècles. Amen.
o. — J'ay délivré à Mme Delarive deux bo. froment.
M. — Léonard Fanton m'a donné deux bo. marrons en déduction de ce qu'il me doit d'arréragé de rante : prix fait à 20- le bo .
13. — J'ay compté avec le s1' Delarive et après luy avoir donné 3" 7 6 •■ , il s'est trouvé qu'après qu'il m'aura fait ma cheminée, je luy deway 21*. Ainsi il a reçu la barrique de vin et 14* et encore payé le céton dv ma deffuncte femme aussy bien que celuy de l'eu mon père.
1703 19. — M"eDelavau ma belle-mère m'a envoyé une servante;
elle est de la paroisse d'Isles près d'Angoulesme.Madite belle-mère a fait marché à 18* par an et une paire de souliers .
22. — J'ay compté de tout ce que je pouvais devoir au sr Petiot, marchand, ce qui s'est trouvé monter à la somme de 458* G-" de laquelle je luy ay donné un mandement sur Mr de La Pouyade et barré mes parties et retiré mes billets.
25. — Papo boucher m'a donné 12* pour me payer du journal d'herbe qu'il avoit pris à Langélie sur lequel il s'est retenu 20- que je luy devois.
Le même jour j'en ay envoyé 10* à la petite Renarde, notre bouchère.
Dans ce mois j'ay donné à Léonard Fanton et à Anceîlin, tous deux de ce lieu, ma vigne des Croix Pouyault, appelée la vigne du Cerisier consistant en 4 journaux à faire à l'agrier(l). Donné aussy au Mignard, gendre de deffunct Laperse, et à ses parsonniers la vigne de La Percegère, à l'agrier aussy.
Février 7. — Mercredy sur les 4 heures du soir est morte ma fille Mariette ; elle a esté enterrée le jeudy au matin huitième du présent mois, dans nos sépultures de la chapelle de S'-Jaques ; elle étoit âgée de quatre ans, sept mois et sept jours.
10. — J'ay donné 5 pièces de 3G~ faisant 9# à mon frère Descabanes .
il. — Donné 40-" au tireur de pierre.
J'ay vendu dans ce mois 2 barriques de vin à mon frère Descabanes, 54* ; à déduire sur ce que je luy dois.
12. — J'ai vendu pour 9* 5-^ de fer à Lacraillat. Je n ay rien reçu; il doit travailler pour moy.
(1) Droit, seigneurial. Le sens de cette expression est donné plus bas: sur neuf bailles, il en prend cinq et en laisse quatre.
— oô —
13. — J'ay logé pour vaslet Jean Poinet du bourg de S'- Martial de Viveyroux (1), en Përigort. Je luy ày promis pour un an li escus et une paire de souliers recariés.
17- — La femme de Larive a pris sur mon compte du boeuf tué cbés les Blazi de Langélie 12 livres à 2 sols la livre. Dans ce mois j'ay vendu et livré une barrique de mon bon miviu à ma sœur pour 15* .
27. — Jour de foire ; j'ay pris une petite coche au champ de foire des métayers du pas de Bissât. Mon cousin Desnauves l'a estimée o# 10v .
Mars 24. — J'ay compté avec Dumont saulnier pour les rantes qu'il me peut devoir.
Avril 2. — J'ay donné 5* à Labarbe bouchère.
4. — Mon oncle le prieur s'est venu mettre en pension chés moy à raison de lo0# par an. Il a aussy mené Pétronille.
16. — Marie Delacombe ma nièce, fdle de feu M1' Delacombe de Cherval et de d"e Jeanne Delavau s'est mariée dans l'esglise d'Esdon avec Pierre Seguin, fds d'autre Pierre Seguin juge de Cherval ; M. Delavau le chanoine (4) les a mariés.