‹ Papier de raison [et journal] de Pierre Bourrut, sieur des Pascauds, 1692-1725Chapitre 68 sur 85 · Le cordonnier de Vandoire m'a porté une paire de · texte numérisé non relu

Le cordonnier de Vandoire m'a porté une paire de

(\) C" de Magnac-la-Valette.

*y09 souliers pour moy et une paire de mules pour ma femme ;

je luy ay donné 3# V et après avoir compté, je luy reste 9# 7s, le surplus payé.

Oublié de mettre que le 21e dud. mois mon frère Duranclaud est parti pour aller maréchal-des-logis dans la compagnie de Mr Dedenne, lieutenant colonel du régiment de Bissy, qui est présentement à Gra vélines. (1)

May 14 — Ma femme a mis notre brette chés Laramée pour la garder pendant quelque temps et l'envoyer au toreau ; elle luy donne lo^ par mois.

Juillet 10. — Est mort le fils de ma belle-sœur Descabanes à 7 h. et demie du matin.

Il est du à la Barbe, bouchère depuis l'article de l'autre part, une fois 7 livres, plus 6 livres, plus 5 livres bœuf.

J'ay vandu dans ce mois au sr Boucheron, le commissaire, le quart de l'herbe de mon pré 22# 10a

Aoust. — Dans ce mois ma femme a donné 30/ en argent à Guilhemette, notre servante, plus un corps de juppe, prix fait à 30-s plus 4/ pour un quart d'étoffe pour couvrir le devant dud. corset, plus 8f à Mr Delacroix tailleur, pour avoir refait led. corset, plus 4* en argent que la Guilhemette a dit vouloir employer à acheter des brassières.

28. — Ma femme est accouchée d'une fdle sur les six heures du soir ; elle a étée baptisée le lendemain par Mr l'abbé Devige dans l'église parroissiale, ont été nommés parrain et marraine Simon Prévérault, mon beau-frère, capitaine au régiment de Sourches, et Elisabeth Bourrut, ma fille aînée, et en leur absence ont tenu sur les fonds Pierre- René Bourrut mon fds, et Catherine Bourrut, ma fille, de manière que celte enfant at été nommée Caterine Elisabeth. Dieu luy fasse la grâce de conserver son innocence baptismale.

(2) Chef-lieu de c0", arrondiss1 de Dunkerque (Nord). On sait que la guerre de Ut succession d'Espagne dura de 1701 à 1714 et que dans la seconde période de cette guerre (1704 à 1710) les armées françaises éprouvèrent de cruels revers.

Septembre 1er. — Ma femme a mis en nourrice chés Jean Dulac, au village du Maine-aux-Anges, ma fille Catherine Elisabeth, à 40- par mois, et des brassières au cas que la nourrice l'achève de nourrir.

Récolte de XEnclaud : fèves 7 bo., semence 1 bo. 4 mes. ; poix rouges, 3 bo. 4 mesures, semence 4 mes. ; baillarge 20 bo. et courtes roues 3 bo., semence 3 bo. 4 mes. ; froment rien que 2 bo., 4 mes. courtes roues, semence levée 1G bo. (1)

J'ay vandu la moitié du regain de mon pré à Guilhen Lambert, 7# et une paire de poulets. Retiré notre brette et payé tout.

Fini de payer Françon, de Ronsenac, notre ancienne servante .

Octobre. — Sur la fin de ce mois j'ay donné au sr Joyeux perruquier, un mandement de 60# à prendre sur M. le prieur de Montmorault, moyennant quoy je demeure quitte envers led. sr Joyeux de tout le passé jusqu'à la fin du mois prochain.

Novembre 1er. — Jour de tous les saincts, je me suis affermé avec le sr Dorfont, me chirurgien pour me razer ; je lui donne 5# par an .

Janvier 31 . — Pierre Duport, sieur de La Faye, père du sr de La Salle, est mort dans la maison du sr Ducoux chirurgien, environ les sept heures du matin, après une courte maladie . Dieu aye son âme .

Février 1er. — M. Duport a été enterré dans l'église des R. P. Augustins de cette ville sous la chaire.

(1) Nous lisons dans le rapport de l'Archiviste au Préfet (1902) : un ordre royal du 27 avril 1709 enjoignit de « procéder à la visite des magasins, greniers et autres lieux, soit par la déclaration de ceux qui ont du blé chez eux, soit par les dénonciations ou autrement. » Il s'agissait de se rendre compte de l'étendue du désastre causé par la rigueur du froid pendant l'hiver précédent. Le prix des grains fut quadruplé dans la sénéchaussée d'Angouléme. (Communication due a M. J . de La Martinière).

1710 2. — Ma femme a donné 40" à la nourrice du Maine-aux-

Anges .

20. — J'ay donné 30-j" à Groyou qui me fait 2 journaux de vigne à prix fait, à raison de 4* 10^ le journal, et je dois luy donner un liard par provin.

Le même jour j'ay donné 15^ à un homme de La Rousselie (1) qui a abattu des noyers chés Pascauds pour les mettre en abaux, à raison de 10 r par abau, et 3-j" par chaque tronc que je ne ferais pas bûche . Plus donné au même 10" le samedy gras. Plus, dans le même mois, donné 4 mesures bled d'espaigne à Groyou valant 1* 10^, plus un pain valant 30-s plus 8^ en argent .

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