XIII. Le Derviche, sur papier à lettres
XIV. Le Château fort est une copie fort nette, couvrant les deux côtés de la feuille, ce qui est rare. En marge, cette indication : « Entre Le Derviche et Marche turque ».
Marche turque, qui porte le numéro 15, est encore transcrite sur les quatre pages d'une mince feuille de papier à lettres.
XVI. La bataille perdue. Les quatorze strophes de cette pièce, d'une noble allure, sont recopiées, sans
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corrections importantes, au dos de quatre billets inégalement dignes d'attention :
A. Une lettre d'invitation à souper adressée à Victor Hugo par son cousin L. Léser. On y relève cette phrase : « Nous nous mettrons à table à cinri heures ». Autres temps, autres mœurs. (Mardi 6 mai 18:28. j — Foucher et Asselineétaient des convives.
B. Celle-ci est plus significative. Elle est signée Ravelin : « Monsieur, vous êtes prévenu que la société... se réunira le 1" mercredi de mai, 7 de ce mois, dans le lieu de ses séances, chez Prévost père, barrière Montparnasse, près le théâtre, pour se livrer à ses travaux ordinaires. J'ai l'honneur de Aous saluer. » — Cette société n'est pas une société secrète, comme on pourrait se le figurer d'après le ton quasi mystérieux de la convocation. Il faut y voir sans doute une réunion littéraire analogue à ces dîners dans l'un desquels, peu d'années auparavant, fut proposé et tenu le pari d'écrire Bug- Jargal en quinze jours. Les jeunes coteries littéraires ont toujours aimé à tenir leurs assiseg autour dune table, bien ou mal servie, devant les coupes de vin de Champagne ou les bocks : « On n'y vieillit pas », disaient plaisamment nos pères; et l'on y pouvait entendre, comme une basse en sourdine,
« Les vagues violons de la mère Saguet ! »
C. La troisième lettre est toute familière; elle fut adressée au poète, le 22 avril 1828, par sa marraine.
LES MANL'SCRITS 1)K VICTOR HUGO. 2o
Le style en est bien conforme au goût du xviii" siècle. Mme Hugo y est qualifiée à'ahnable moitié^. Quant à l'orthographe, elle est plus f{\\ ancien régime; elle se révèle délicieusement fantaisiste, ou mieux, culinaire : « 3g plasses mes espérances... Je réussiré... Vous demendant llieur et le jour... Mille tandresse à ma Didine... etc., etc. »
D. Enfin, voici un billet de M. de Beskow, qui sollicite d' « être présenté au vicomte de Châteaubriant [sic] », et remercie son correspondant pour quelques lignes tracées sur son album. Les albums étaient fort goûtés en ce temps-là; ils n'avaient pas encore été décriés par l'abusif emploi qu'on en fait aujourd'hui pour exalter les spécialités pharmaceutiques. — Sur la même lettre, Victor Hugo a esquissé trois petits dessins à la plume, au trait : trois seigneurs, joliment campés rFun porte un costume Henri Hl; les deux autres, mousquetaires en habit Louis XIII, se rapportent très vraisemblablement à la composition de Marion de Lorme^ qui préoccupait le poète à cette époque (1828).
XVII. Le ravin ^ sans corrections, est une copie transcrite au revers d'un billet de faire-part annonçant la mort du comte Joseph-Léopold-Sigisbert Hugo, père du poète, décédé le 29 janvier 1828. Le libellé en est intéressant, et constitue un document sur la famille Hugo à cette date et