‹ Papiers inédits du duc de Saint-Simon: lettres et dépêches sur l'ambassade d'Espagne. Tableau deChapitre 10 sur 77 · Volume · texte numérisé non relu

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a la Gassine, comme il m'avoit esté permis ; un, au lieu de 2 a Blaye, quoique j'y eusse beaucoup d'affaires, et que la visite de la place et de ce qui en dépend m'y ait fort occupé, par un très mauvais temps ; passé a Bordeaux par une marée, qui n'estoit pas de choix et séjourné un jour malgré moy, par l'impossibilité des postes de Bordeaux icy. J'ay employédepuis jeudi midi jusqu'au samedi 5 heures du soir, sans avoir cessé de marcher, la première nuit, et n'ayant arresté que 5 heures la seconde, et sans un roulier de bonne volonté que je rencontray par hasard, et dont les chevaux me menèrent 15 lieues, je ne croy pas que je fusse encore arrivé a l'heure qu'il est. Je n'importuneray point V. E. de la méchanceté des maîtres de poste, de Coué, de Chateauneuf, et de Bordeaux, quoy que très singulière sur tous les autres, n'y du desordre des postes des Landes, dont celuy de la Bouhaire, seul, en fournit 3 d'un costéetâ de l'autre, qui sont démontés depuis longtemps et veut quitter, parcequ'il n'y peut plus résister ; n'y de beaucoup de choses concernant ce détail, mais il est certain, qu'il demande nécessairement quelques moments de votre attention, pour que le service du Roy se fasse et que le public puisse voyager pour son argent.

J'ay esté obligé de courre a cheval souvent et de nuit et de jour, par un très fâcheux temps, et tous ceux que j'ay menés, non seulement en berline mais en chaise, ont fait les uns plus, les autres moins, une partie du chemin a cheval.

Par ce détail qui me concerne V. E. voit au moins que j'ay fait tout ce qui a esté en moy, pour venir le

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plus diligeament que j'ay pu, et que je me suis i avec exactitude dans les limites qui m'ont esté presci pour mes séjours.

Je souhaite infiniment quelle soit contente de conduite, jusques icy, et quelle la puisse estre < toutte la suitte ; faites moy la justice d' estre persi que jy donneray tous mes soins par mon empressée de plaire a S. A. R. et par le respectueux attachera avec le quel je suis parfaittement dévoué a Vôtre I nence.

Le Duc de St-Simon.

Elle trouvera cy jointes une lettre au Roy deux très lettres pour S. A. R. a cachet volant.

AU CARDINAL DUBOIsV

De Bayonne, 10 noTcmbre 1721.

Si je suis comblé d'effets solides de l'ancienne nouvelle amitié de V. E. je ne suis pas moins toi d'un soin flatteur qui la témoigne avec galanterie, < que vous m'avez faitte du portrait du Roy est c mante sous un voile d'incertitude a m'en laisser prei quelqu'un et d'oubli jusqu'à mon départ a m'en \ choisir.

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