Volume 209. Minute conservée par Saint-Simon
2. Les 4 dont Saint-Simon parle ici étaient les quatre témoins français désignes pour le mariage et dont il est question d^à dans one lettre précédente. Cette lettre est la réponse à une lettre du marquis de Grimaido dont Saint-Simon avait gardé dans ces papiers roriginal et la traduction littérale.
23 novembre 1780.
«. Excellcntissime seigneur,
Ayant plu au Roy mon maistrc de nommer M. le marquis deRuffec fils de V. E. et les autres 4 cavaliers mentionnés dans les lettres cijointes pour concourir et ôtro présens à la fonction du contrat de mariage de S. Mt<^' T. Chrest. avec la serenissime infante qui sera fait avec solemnité mardy 25 du courant au soir en présence de leurs MigestéSy j*ai cru estre obligé d*cn donner avis à V. E. afin qu*elle en acit informée et que ces mess**' en reçoivent Tavis des mains de V. E.
Le Roy mon maitre désii-erait scavoir comment U plaira à Y. E. et comment elle a résolu de faire mardy son entrée publique si c'est à cheval ou en carrosse afin qu'en conformité S. M. puisse donner des ordres convenables. Je demeure au surplus aux ordres de V. E. atec
sois, V. E. me permettra un moment d'entretien la dessus avec elle dans la fin de la matinée et je la supplie en attendant d'être persuadée de toute ma reconnaissance pour elle et de mettre aux pieds de S. M. C. toute ma gratitude et mon très profond respect,
A l'égard de l'entréeon a compté en France que jen serois dispensé comme ayant l'honneur d'être ambassadeur d'un roy de même maison et famille que S. M. C. et qu'elle trouveroit bon que j'eusse seulement une audience publique et solennelle à laquelle je serois conduit en carosse. Je rends à V. E. mil très humbles grâces de ses bontés avec impatience de le pouvoir faire librement en particulier et de l'assurer qu'on ne peut Thonnorer plus que je fais ny estre plus parfaittement Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur.
AU MARQUIS DE GRIMALDO i.
Madrid, 29 novembre 1721.
M. le marquis de Maulevrier et M. Robin m'ont apporté aujourdui la lettre de M. le cardinal Dubois au
la passion la plas dévoaée. Dieu la conserve V. E. plusieurs années
comme je le désire : Au palais le 23 novembre 1721.
Excellentissimo seigneur baise les mains de S. E. son plus dévoué
serviteur,
Le marquis de Grimaldo.