Volume
PIÈCES JUSTIFICATIVES
Si la Reine est a sa maison de campagne 31. le Duc de St-Simon s'y rendra pour remplir, auprès d'elle, les devoirs qu'il doit lui rendre.
Si elle n'est point à Bayonne mais a une lieue ou deux aux environs l'iray-je trouver, ou me contenteray je d'y envoyer un Gentilhomme, ou n'y enverray je point du tout.
Item, en revenant.
Comme avec les autres seigneurs de son rang, c'est à dire, avec politesse et en évitant de rappeller le souvenir des derniers événemens pendant son ambassade.
Sans difficulté.
Idem.
Comment me conduiray-je envers le V" de Cellamare, s'il est a Madrid, tant en lieu tiers que chez moy, s'il me fait l'honneur d'y venir.
En ce dernier cas lui rendray-je sa visite.
Idem a l'égard de M. deChalais.
Les liaisons avec M"^« des Ursins soit anciennes soit modernes ne sont point une raison d'exclusion ; elles peuvent demander que les ouvertures et la confiance soient mesurées, et les divers degrés que l'on doit y mettre doivent dépendre de la manière dont le Boy et la Reine d'Espagne pensent sur ceux qui tiennent de quelque manière que ce soit a J/»ne des Ursins.
La Commission de 31. le Duc étant de peu de durée et de pur apparat il y aura peu d'occasions de faire des ouvertures, il serait peut-être dangereux d'en recevoir. Les rangs et la faveur doivent être la mesure des politesses que l'on ne refuse a personne, aussi bien que des prévenances .
Me marquer s'il y a des personnes qu'il faille ne point voir nettement ou simplement évitter, par rapport a Madame des Ursins ou a d'autres considérations au contraire s'il y en a qu'il soit a propos de distinguer par des manières plus polies et par des prévenances.
// n'y a rien de particulier sur ces deux seigneurs, l'on a eu que des relations ordinaires avec le premier en qui on ne suppose pas une grande candeur.
Si M""* de Popoli et de Bedmar ne sont pas dans ce dernier cas, portant tous deux l'ordre du roy, le p'"' étant s-ouverneur du P. des Asturies et l'autre ayant été fait
PIÈCES JUSTIFICATIVES
Le second n'a pas été aussi facile que l'on pouvoit se le promettre, dans les occasions qui pouvaient interresser la F rance; mais il ne faut pas que le commerce avec lui se ressente de cette observation. L'on peut recevoir le Duc d'Ormand avec politesse, et lui rendre les devoirs de bienséance; mais il ne faut entrer en aucune relation part^^ avec lui, ni avec ceux qui sont attachés au Prétendant, et il faut encore moins écouter aucune ouverture de leur part, sans cependant rien dire qui puisse blesser la personne ni mesme la dignité de ce Prince.
grand a la recomnieadation du feu roy.
Comment en user a l'égard du Duc d'Ormond et des autres attachés au Prétendant.
Oui sans aucune difficulté. Ils ne doivent être admis a aucune relation directe ni indirecte avec la personne qui représente le Roy.
L'on peut cependant agir avec moins de rigueur a l'égard de M. de Marsillac en le rencontrant, mais sans lui donner aucun accès direct.
N'est-il pas a propos de fermer ma maison a M'^ de Marsillac, Mag-nj', Bretons réfugiés etc.
Le rang de ces ministres et de tous les autres détermine les traitements ordinaires. Ceux du Pape ont toujours été distingués; et les liaisons que le Roy a avec le Roi de la G<i« Bret'^<^, demandent que l'on ait des égards particuliers pour son Ambassadeur et mesme que l'on traite avec confiance avec lui.
Marqueray je plus de soins au nonce, et au coUonel Stanhope qu'aux autres ministres étrangers.
Le Duc de Larco est aimé du Roi d'Espagne. Il ne veut se mêler d'aucune affaire; il mérite que Von ait pour lui beaucoup d'égards, mais il faut éviter les distinctions part^^^ qui pourraient
Y a til des Espagnols en charge comme le duc de Larco, par exemple, ou des français en charge, comme Valouze et de la Roche avec qui il convienne d'avoir plus de rapport qu'avec d'autres.
PIÈCES JUSTIFICATIVES
causer des jalousies dailleurs; A l'égard des François 3/''« de Valouze et de la Roche ont toujours paru bien intentionnés, on n'en tirera que de faibles secours, mais il faut les bien traiter, en observant de ne pas les rendre suspects.
Il faut remplir avec ces dames tous les devoirs de politesse, leur témoigner mesme de l'empressement selon la mesure de leur faveur et ne leur rien confier dont on puisse faire un mauvais usage,
A Paris le 23 septembre 1721. Le Card' Dubois.
Y a til quelque conduitte particulière a garder, avec la Comtesse de Solre, et sa fille la Pr'= de Robec, dame du Palais et bien avec la Reine, mais qui seraient intime-ment amies de M™^ des Ursins.
Son Em*^*^ est supliée de vouloir bien faire ses réponses à costé des eclarcissements que je prends la liberté de luy demander ^
8. Il n'y a aucun inconvénient à la demander, l'empressement étant permis en ces occasions et la circonstance de la saison avancée en donnerait encore un prétexte s'il était nécessaire, mais on trouvera le Roi d'Espagne dans les dispositions.
Il dépend du roi d'Espagne de nommer autant de Commissaires qu'il voudra. Ils signeront à la première colonne l'un au dessous de l'autre et selon leur rang l'original en langue Espagnole des ar-