n'y aura point de Cardinaux
Les clames ont des places séparées de celles que les grands occupent.
17. A la cérémonie des nopces ne céderions nous pas à un Cardinal, s'il s'y en trouvait un, et a de certaines dames comme la Caméra Mayor.
Cela n'est point marqué à celle de la sœur de S. A. R. avec le feu Roy d'Espagne et on n'y en voit rien.
19. Les Reynes d'Espagne font couvrir les Ambassadeurs et ceux de leur pays, après en avoir fait la démonstration, demeurent decouverts.
19. Par respect de galanterie n'est-il point mieux de ne se point couvrir devant les deux Reynes, surtout devant l'Infante.
M. Amelot m'a averti de prendre
PIÈCES JUSTIFICATIVES
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Le Boy d'Espagne dit toujours a l'Ambassadeur de se couvrir lorsqu'il commence son discours, il n'y a qu'a se conformer a l'usage, et s'il y avait eu quelque changement avantageux au caractère a l'occasion du nonce et de V Ambass^^"- d'Angl>-e il faudrait s'y conformer.
Le Roy seulement.
garde aux audiences, à me couvrir avant que le Roy d'Espagne me le dise, et a en usé ainsi par ordre.
Comme je vois qu'il n'en est rien marqué, dans ce que j'ai reçu et que le cérémonial écrit comme il est semble plustot pancher au contraire, je dois demander a quoi m'en tenir. M. de St-Aignan quia esté depuis M. Amelot m'en a dit autant. J'ai oublié de le demander a M. de Brancas.
La Reyne douarière estant en France ne dois-je pas, en lui parlant du Roy, le nommer tout court le Roy et non pas le Roy mon maître.
26. Le mieux est de ne pas inviter M. le Duc d'Ormond et de ne pas manger chez lui. S'il se présentait il ne faudrait pas lui faire une impolitesse. Il est aisé de juger que l'on romproit tout commerce avec l'Amb'' d'Angke si l'on paroissoit en avoir non seulement un étroit mais particulier avec le Duc d'Ormond. L'on peut savoir comment cet Amb'' en use avec lui en lieux tiers et cette connaissance peut donner des moyens de garder les ménagements convenables.
2G. Attirant autant que je pourra}- les principaux de la cour d'Espagne et les ministres étrangers à manger chez moy, eviteray je d'y convier le duc D'Ormond et s'il arrivait qu'il le recherchast perseveroy je jusqu'à l'affectation, idem manger chez lui.
27. Il n'y a aucune difficulté a fermer sa porte a ceux que l'on a marqués ; il suffira de s'en expliquer pour les empêcher de s'y présenter.
Il n'est point possible d'éviter absolument ces occasions parce que l'on a pas droit d'ordonner dans la maison d'autruy, mais l'on fait aisément sentir que l'on
27. Si je pouvais faire avertir doucement les François que je ne dois point les recevoir, cela ne serait-il point mieux que de les laisser se faire refuser a ma porte.
Ce qui m'accompagne doit-il refuser de leur parler en lieux tiers et de manger avec eux en lieux tiers comme chez quelque ministre étranger et en ce dernier cas ne
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ne veut point de commerce avec les 2yersonnes de cette espèce.
Cette matière n'est pas du ressort de l'introducteur et il ne s'en chargerait pas.
28. Il faut l'éviter autant qu'il est possible et répondre a leur Maj^é Cati"e que l'on n'est pas en état de traiter cette matière.
serait-il pas convenable d'en dire doucement un mot à l'introducteur pour l'en avertir, et evitter.
28. Que repondre si L. M. C. ou leurs ministres me parlent on faveur de un ou quelques uns.
29. Ils sont compris sous la définition générale de ceux que l'on doit ménager selon la mesure de la confiance dont leur M^é Cati"'^ les honorent, mais s'ouvrir peu ou point a M. Scotti.
Le traitement des Princes d'Espagne pour règle, pour l'usage il faut s'y conformer.
]l y a un décret du Con^'l d'estat contraire a cet usage. M. le Duc de St-Aignan n'a visité avant son audience que le C"' del Judice.
Il a tenu cette conduite en vertu des ordres qui lui auront été donnés par une lettre de M. le Marquis de Torcy du 21 mars 1715.
Elle n'exclut pas à la vérité les commerce d'honnesteté avec les autres con'^''^ d'estat.
S'il y a quelque usage nouveau a cet égard dont il y ait eu des exemples a l'occasion du Nonce et de r.-lm6«"'" d'Angleterre l'on peut s'y conformer.
L'on doit séparer les compliments du Roy de ceux de Son Altesse R. mais ces derniers doivent entrer dans le même discours.
Si M. le Duc de St-Simon a besoin d'une permission du Roy il la recevra à propos.
29. Il n'est nulle mention particulière de M. Scotti ni du P. Daubrusselle. En audiance traiterayje de MS"" le P. des Asturies et les Infantes pour l'Altesse ou L'Altesse Roj-ale. Je crois qu'il faut se conformer à l'usage du pays.
M. Amelot, M. de St-Aignan et M. de Brancas m'ont dit tous trois qu'il est d'usage de visiter en arrivant le p'' m""" les cous'"''' d'estat soit qu'ils soient Grands ou non.
Il n'y en a plus que 4 et presque sans fonctions, le Conseil d'estat ne se tenant presque plus. Ne faut il pas en user comme ces M"'' ont fait ; en ce cas n'en faudrait il pas user de même a l'égard des ducs de Yeraguas et Popoli qui sont du Conseil du Cabinet qui ne tient g'ueres plus que l'autre et surtout Popoli qui est gouverneur du P. des Asturies, gendre de S. A.R.
Feray je seul les compliments du Roy au Roy et a la Reyne d'Espagne et a leurs enfans et uniquement du Ro\".
Ne me faut-il point une permission écrite pour accepter etc. Puisje montrer a M. Robin l'instruction qu'elle me prescrit commune avec M. de Jlaulevrier. Je le de-
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Oui sur tout ce qui a rapport a sirerois puisqu'il est entré avec l'affaire des mariages; il serait luy en beaucoup de choses. bon que ce qui regarde les affaires générales ne fut pas multiplié inutilement, tuais c'est a M. le Duc de St-Simon de juger s'il faut admettre un tiers dans ce qui lui a été confié uniquement pour régler sa conduite particulière et ses discours en cas qu'on lui parle de quelque chose au delà de sa commission principale.