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ARTICLE PREMIER

Le maréchal Mîic-?i?ahon, drc de Macrenta, cri nommi: général en chef û( toutes les forces militaires composant l'armée de Châlons et de toutes celleî qui sont ou seront réunies sous les murs de Paris ou dans la capitale.

Notre Ministre de la guerre est chargé de l'exécution du présent décret.

Fait à Reims, le 21 août 1870.

Napoléon.

Pour l'Empereur :

Le Ministre de la guerre.

Projet d'une lettre de Napoléon au Maréchal Mac-Mahon,

(De la main de M. Itoubcr.)

Mauéciial,

Nos communications avec le maréchal Bazaine sont interroiriijues. Les circonstances deviennent difficiles et graves. Je fais appel à votre. patriotisme et à votre dévouement, et je vous confère le commandement général de l'armée

de ChAlons et des troupes qui se réuniront autour de la capitale et dans Paris.

Vous aurez, Maréchal, la plus grande gloire, celle de combattre et de repousser l'invasion étrangère.

Pour moi, qu'aucune préoccupation politique ne domine autre que celle du salut de la patrie, je veux élre votre premier soldat (1), combattre et vaincre ou mourir à côté de vous (2) au milieu de mes soldats.

CABINET DE l'eMPEREUR. I,E SECRÉTAIRE PARTICULIER.

Premier projet d'une pfoclamation du Marécfial Mac-Mahon.

Quartier impérial, le 18 ,

Soldats,

L'Kmpereur me confie le commandement en chef de toutes les forces militaires qui, avec l'armée de Châlons, vont se réunir autour de la capitale.

.Mon désir le plus ardent aurait été de me porter au secours du maréchal Ijazaine; mais, après un mùr examen, j'ai reconnu cette entreprise impossible dans les cirt;on.stances où nous nous trouvons. Nous ne pourrions nous rapprocher (le Metz avant plusieurs jours. D'ici à cette époque le maréchal aura dû briser les obstacles qui Varréknt; notre marche directe sur Metz n'aurait se (3).

Pendant notre marche ve;-s l'Est, Paris aurait été découvert et une armée prussienne nombreuse pouvait arriver sous ses murs. Après les revers qu'elle avait subis sous le premier Empire, la Prusse a créé une organisation militaire qui lui permet d'armer rapklemcs'.t son peuple et de mettre en quelques jours sous les armes sa population entière ; elle dispose donc de forces considérables. Les for tifications de Paris arrêteront /c flot ennemi ; elles nous donneronl le temps et les vioijeus (-4) lui a permis de mettie en mouvement des armées considérables. Les fortilicaiions de Paris arrêteront /(^ flot (5) l'ennemi et nous donneront le tempb d'organiser (6) d'utiliser à notre tour toutes les forces militaires du pays. L'ardeur nationale est immense, la Patrie est debout; j'accepte avec confiance le commandement que l'Empereur me confère. Soldats, je compte sur votre patriotisme, sur voire valeur, et j'ai la conviction qu'avec de la persévérance (7) que nous vaincrons l'ennemi et le chasserons de notre territoire.

Deuxième projet d'une proclamation du Maréchal Mac-Mahon.

(Ce jirojet est écrit delà aiaio de M. Rouher.)

Napoléon se proposait d'expédier à la fois au maréchal et sa lettre personnelle et la proclamation que le maréchal devait adresser à ses soldats.

Soldats, L'Empereur me confie les fonctions de général en chef de toutes les forças

(1) Les mots en italiques tout rayéi sur la pièce oiigiualt. (» Rayé.

(5) Les phrases eu italiques soûl rayées sur rorigiaal. (4) Ray*.

(B) Rave.

(6) Kayé.

(7) Kayé sur l'origioal.

militaires qui, avec l'armée de Châlons, se réuniront autour de Paris et dans la capitale. Mon vif désir et ma première pensée (1). Mon désir le plus ardent était de me porter au secours du maréchal Bazaine; mais cette entreprise était iînpossible. Nous ne pouvions nous rapprocher de Metz avant plusieurs jours; d'ici à celle époque, le maréchal Bazaine aura sans doute brisé les obstacles qii l'arrêtent; d'ailleurs, pendant notre marche directe sur Metz, Piiris restait découvert et une armée prussienne nombreuse pouvait arriver sous ses murs.

Le système des Prussiens consiste à concentrer leurs forces et à agir par grandes masses.

Nous devons imiter leur tactique; je vais vous conduire sous les murs de Paris, qui forment le boulevard de la France contre l'ennemi.

Sous peu de jours, l'armée de Châlons sera doublée. Les anciens soldats de 25 à 55 ans rejoignent de toutes parts. L'ardeur nationale est immense; toutes les forces de hi Patrie sont debout.

J'accepte avec confiance le commandement que l'Empereur me confère.

Soldats, je compte sur votre patriotisme, sur votre valeur ; fai Vespoir de vaincre (2), et j'ai la conviction qu'avec de la persévérance et du temps nous vaincrons l'ennemi et le chasserons de notre territoire.

xvn.

Napoléon, après ses deux premières défaites, avait eu l'idée de revenir à Paris. Le fait est prouvé par cette dépêche de l'Impératrice, dépêche qu'on a déchirée et que la Commission a retrouvée en morceaux.

l'impéuatrice a l'empereur.

Je reçois une dépêche de Pietri. — Avez-vous refléchi à toutes les conséquences qu'amènerait votre rentrée à Paris sous le coup de deux revers? Pour moi, je n'ose prendre la responsafti/iié d'un conseil. —Si vous vous y décidez, il faudrait au moins que la mesure fût présentée au pays comme /provisoire : l'empereur revenant à Paris réorganiser la deuxième armée et confiant provisoirement le commandement en chef de l'armée du Rhin à Bazaine.

(Le* mou ou fragments de mots soalignés appartiennent à trois morceaux qui n'ont pat été retrouvés.)

xvm.

Lettres de M''« Marguerite Belianger.

Tes di.ux lettres ont été découvertes dans les papiers particuliers de Napoléon, Elles

(l) llayé.

(i) ftayé sur l'original.

étaient miSËs ctisemble dans une enveloppe cachetée au chiffre N couiuuuc, cl avec cette suscription de la main de Napoléon : Lettr es ù garder.

Monsieur,

Vous m'avez demandé compte de mes relations avec l'Empereur, et, quoi qu'il m'en coûte, je veux vous dire toute la vérité. Il est terrible d'avouer que je l'ai trompé, moi qui lui dois tout; mais il a tant fait pour moi que je veux tout vous dire : je ne suis pas accouchée à sept mois, mais bien à neuf. DiteslUi bien que je liii eil demande pardon.

J'ai, Monsieur, votre parole d'honneur que vous garderez celte lettre.

Recevez, Monsieur, l'assurance de ma considération distinguée.

M. Bëllanger.

Cher Seigneur,

Je ne vous ai pas écrit depuis mon départ, craignant de vous contrarier ; mais, après la visite de M. Devienne, je crois devoir le faire, d'abord pour vous prier de ne pas me mépriser, car sans votre estime je ne sais ce que je deviendrais ; ensuite pour vous demander pardon. J'ai été coupable, c'est vrai, mais je vous assure que j'étais dans le doute. Dites-mol, cher Seigneur, s'il est un moyen de racheter ma faute, et je ne reculerai devant rien ; si toute une vie de dévouement peut me rendre votre estime, la mienne vous appartient, et il n'est pas un sacrifice que vous me demandiez que je ne sois prête à accomplir. S'il faut, pour votre repos, que je m'exile et passe à l'étranger, dites un seul mot et je pars. Mon cœur est si pénétré de reconnaissance pour tout le bien que vous m'avez fait, que souffrir pour vous serait encore du bonheur. Aussi la seule chose dont à tout prix Je ne veux pas que vous doutiez, c'est de la sincérité et de la profondeur de mon amour pour vous. Aussi, je vous en supplie, répondez-moi quelques lignes pour me dire que vous me pardonnez. Mon adresse est : M"^ Bëllanger, rue de Launay, commune de Vilbernier, près Sauraur. En attendant votre réponse, chef Seigneur, recevez les adieux de votre toute dévouée, mais bien malheureuse

Marguerite.

La lettre suivante de M. Devienne à M. Conti a-t-elle rapport à cette affaire? Cour impériale de Paris. Cabimi du premier Président.

Paris, le 40 fémer 1868.

Monsieur le Conseiller d'État,

Je vous serai très-reconnaissant si vous voulez bien remettre ipa lettre cijointe à Sa Majesté.

Veuillez agréer, avec mes excuses, l'expression de mes sentiments de haute considération.

Le premier Président, Devienne.

la publication de ces pièces scandaleuses fut suivie d'un décret inséré au Journal officiel :

Le gouvernement de la défense nationale,

Considérant que, de documents d'une nature probante et devenus publics, il résulte que M. Devienne, premier Président de la Cour de cassation, aurait gravement compromis la dignité du magistrat dans une négociation d'un caractère scandaleux ; considérant que M. Devienne, mandé pour donner des explications, i s'ost pas rendu à l'invitation qui lui a été adressée; considérant que, placé à la tète du t^rcmier corps judiciaire de la république, M. Devienne est absent de Paris à l'heure du péril national ;

Décrète:

M. le premier Président Devienne est déféré discipîinairement k la Cour de cassation, qui statuera conformément aux lois. Fait k Paris, le 23 septembre 1870.

Pour le Garde des sceaux, ministre de la justice, Par délégation :

Le membre du gouvernement de la défense national^ Emmanuel Arago.

M. Devienne, réfugié à l'étranger, écrivit d'abord à M. le garde des sceaux Crémicux, ensuite à son délégué. Dans ses lettres il promet, mais ne donne pas des explications qu'il pouvait pourtant fournir bien complètes. Durant la publication de cette correspondance, les journaux de Bruxelles constataient l'assiduité au théâtre royal de la Monnaie, de ce magistrat inattendu.

A MoNsiKUR LE Garde des sceaux.

S9 septembre 1870.

Monsieur le Garde des sceaux,

^ J'accepte avec empressement la décision que vous avez prise par votre arrêté du 25 de ce mois. Elle me donne un moyen légitime et régulier d'expliquer toute ma conduite et de détruire les imputations dont je suis l'objet.

Je serai le premier à solliciter une décisioii quand cela sera possible. Mes explications ne seront ni longues, ni difficiles. Elles démontreront que les allégations et interprétations que les journaux ont répandues sont à mon égard absolument erronées. Je suis certain de n'avoir pas mis en oubli le soin de ma dignité dans une occasion où j'ai rempli ce que je considérais et considère encore comme un devoir.

Recevez, Monsieur le Garde des sceaux, l'assurance de ma haute considération.

Devienne.

A Monsieur Etienne Arago.

Bruxelles, i octobre 1870.

Monsieur,

Les journaux officieux et officiels du gouvernement ont tellement multiplié contre moi leurs attaques que j'y ai trouvé d'abord un arrêté sous la signature de M. le Garde des sce.iux, puis un second rendu par vous.

J'ai répondu hier à M. Crémieux avec la déférence qui est due a sa situation hiérarchique. Siais avec vous, je n'ai pas les mômes raisons poiu' contenir mon indignation.

Vous livrez à la publicité et aux commentaiies de la plus violente de vos feuilles

officieuses, des documents qui, suivant vous, établiraient l'indignité du premier magistral de voire pays. Vous les mettez au jour sans hésitation, que dis-je, avec empressement, et le lendema m, vous appuyant sur le scandale que vous avez ainsi fait vous-même, vous décrétez d'accusation un vieillard honore jusque-là. Il ne vous est donc pas venu seulement à la pensée que vous pouviez vous tromper?

Quand la situation du pays permettra une discussion loyale et régulière, je prouverai que je n'ai pu compromeltrc ma dignité dans des négociations d'un caractère scandaleux auxquelles j'ai toujours été complètement étranger ; que votre police, vos journaux et vous-même, entraînés par le plaisir de frapper un adversaire politique, vous m'avez aveuglément diffamé, à l'occasion d'un fait tout autre que ceux que vous voulez m'imputer.

Vous faites appel k l'exécution des lois; je l'invoque à mon tour bien plus énergiquement. Le jour de la justice arrivera, et c'est avec impatience que je l'attends.

Recevez, monsieur, l'assurance de ma considération.

Devienne,

M"" Marguerite Bellanger a aujourd'hui son roman et même ses légendes, ainsi qu'il convenait après de semblables révélations.

Dans son roman, elle n'est pas plus accouchée à neuf qu'à sept mois; elle s'est tout bonnement prêtée à une intrigue de cœur, nouée par M. Mocquard, et a endossé le fruit des amours de Napoléon HI avec l'une des deux tilles de M. H , baron, et haut fonctionnaire de l'Empire. {Les Courtisanes de l'Empire. — Marguerite Bellanger; sans non? d'auteur; in-S». Bruxelles, 1871.)

Dans la première de ses légendes, àlaquelle le journal le Pays a donné naissance, elle languit damour en Allemagne, les yeux fixés sur Wilhelmshœhe, comme Clytie tournée vers le Soleil, jusqu'à ce que la Providence, la prenant en pitié, mette fia à sa passion par une bonne petite-vérole.

La seconde légende, plus courante, la montre faisant une fin avec cet Anglais, tantôt lord, tantôt officier, épouscur à tour de rôle des drôlesses signalées, des bonnes manquées par Dumolard et des veuves d'assassins célèbres.

Lettres de Pierre Bonaparte à Napoléon.

Sire,

Je ne puis que m'incliner devant les décisions de Votre Majesté ; mais Elle me permettra de Lui observer que mes enfants cesseraient d'être naturels, du moment que je les légitimerais. Il n'entrait pas dans mes intentions immédiates d'épouser leur mère; mais comme il n'y aurait pas d'autre moyen de les légitimer, je serais disposé à l'employer. Je, viens donc demander à Votre Majesté l'autorisation que le statut du 21 juin 1855 rend nécessaire; et je fais encore un appel à votre bon cœur. Sire, et à votre esprit d'équité.

Qu'il me soit permis rl'ex primer une pénible réflexion. Par le fait, la situation exceptionnelle que le statut im|)Ose aux membres de la famille de l'Empereur me place dans une espèce d'interdiction des droits civils et politiques. Si on veut me nommer député, Votre Majesté s'y oppose. Je suis frappé d'une sorte d'inhabileté, de non-participation forcée au service du pays et de Votre Majesté. L'accomplissement des vœux les plus légitimes, des devoirs les plus sacrés, paraît rencontrer des obstacles. Et tout cela, certainement, sans aucune compensation sufïisante.

Poser ces questions, c'est être convaincu qu'elles seront prises en considération, si l'opinion que j'ai toujours eue de la grandeur d'âme de Votre Majesté ne me fait pas défaut.

Je prie Votre Majesté d'agréer le nouvel hommage de mon profond respect et de mon attachement inviolable.

De Votre Majesté, Sire, le très-dévoué cousin,

Pierre-Napoléon Bonaparte.

Paris. le 12 mars 18C7.

Sire,

Ma réponse à la lettre de Votre Majesté a été dictée par un sentiment auquel je ne puis faillir. Depuis lors, la situation que j'ai pris la confiance d'esquisser s'est encore accentuée par une circonstance qui m'oblige à renoncer définitivement à la Corse. M. le Ministre de l'intérieur, sollicité par M. Benedetti, a nommé un parent de celui-ci sous-préfet de Calvi, arrondissement de ma résidence. Le bon accueil fait par Votre Majesté à ma demande en faveur du docteur Bartoli a été inutile!

Frustré de tout crédit, de toute participation aux affaires, de toute chance d'améliorer mon état, j'espère que Votre Majesté voudra me venir en aide. Si vous vouliez, Sire, m'acheter ma propriété de Corse, je pourrais compléter mon modeste établissement des Ardennes. Cette propriété de Corse serait très-bien située pour y établir une ferme-modèle, une caserne de gendarmerie ou toute autre fondation administrative. Je devrai la mettre en vente, et je n'espère pas en retirer grand'chose, à moins que Votre Majesté n'agrée ma proposition. Ce serait un bienfait que je n'oublierais jamais.

De Votre Majesté, Sire, le dévoué cousin.

Pierre-Napoléon Bonaparte,

Paris, iS mars 1867.

Lettre de Napoléon à M. Pierre Bonaparte,

(L'original, trouvé en brouillon, est de la main de M. Conti.)

Je ne puis, quoi qu'il m'en cotite, accueillir favorablement vos nouvelles demandes. Les considérations qui s'opposent à la reconnaissance de vos enfants font également obstacle à l'union que vous désirez contracter. (}iiand on a

l'honneur de porter votre nom, il est des convenances dont il faut avoir le respect. La gêne qu'elles imposent n'est, après tout, que la faible compensation d'avantages partout enviés et auxquels, je suppose, vous ne voudriez pas renoncer.

Je regrette de ne pouvoir pas non plus me rendre acquéreur des biens que vous possédez en Corse et dont vous désirez vous défaire. Ces propriétés ne sauraient recevoir aucune affectation utile et me seraient à charge. Mon budget est trop grevé pour que je m'impose de pareils sacrifices.

Sire,

Je ne puis laisser sans réplique la lettre d'hier de Votre Majesté. Je crois fermement qu'il y aurait plus d'inconvenance à faillir au devoir sacré de reconnaître mes enfants qu'à contracter un mariage avec leur mère, d'une naissance modeste, mais d'une conduite irréprochable. Si c'est d'une mésalliance que Votre Majesté veut parler, elle serait moindre, eu égard surtout aux positions respectives, que d'auiies mésalliances contractées dans la famille.

Je ne saisis pas bien quels sont les avantages que Voire Majesté dit partout enviés. S'il s'agit de titres qui ne sont pas mêmes ceux qui me seraient dus sous l'Empire, et que n'accompagne pas d'ailleurs la situation d'usage, je n'y tiens guère et j'en ai voté la suppression quand j'avais l'honneur de siéger à l'Assemblée nationale constituante. S'il s'agit de mon nom. je ne le dois qu'à ma naissance, à mon père, qui, certes, ne m'a pas donné l'exemple de la défection aux sentiments qui m'inspirent. S'il s'agit enfin de l'allocation que Votre Majesté m'octroie, elle ne représtinte qu'une très-faible partie des biens dont les Bourbons nous ont frustrés par une spoliation inique, pour me servir des propres expressions de Votre Majesté dans un document officiel que j'ai entre les mains.

Pour me résumer. Sire, je ne faillirai pas, coûte que colite, à mes devoirs paternels, et, s'il le faut, je saurai, moi qui, pendant quatre ans passés à la représentation nationale, n'ai pas déposé un vote, un seul vote contraire à la liberté des autres, reprendre la route de l'exil et demander plus d'équité à un peuple libre.

Je n'en suis pas moins, avec respect, Sire, de Votre Majesté le très-humble et très-obéissant serviteur.

Pierre-Napoléon Bonaparte.

Paris, 25 avril 1867

Sire,

J'ai dû entretenir de ma situation Monseigneur l'Archevêque de Paris, et ce u:c;ne prélat désire en parler à Votre Majesté. Je viens vous prier, Sire, de \ouloirbien l'entendre et d'agréer l'iiommage de mon respectueux attachement.

Pierre-Napoléon Bonaparte.

Varit. tS avril itiST

Les trois lettres qui suivent se rapportent au procès de Tours. La lettre au témoin Natal, dont on se rappelle les affirmations devant la Haute Cour, jette sur cette affaire uajour nouveau.

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