CONTI
Lxxxm.
Projets d'articles.
(Tracés de la main de l'Empereur)
Napoléon avait, comme le prouvent les quittances trouvées dans ses papiers, trois jourueaux soldés sur sa cassette particulière : Le Peuple, de M. Duvernois, Le Dix Décembre, et, à un moment donné, L'Époque. Il adressait de temps à autre sur les sujets à l'ordre du jour, des articles à ces journaux. C'est tantôt une attaque à l'opposition, tantôt un portrait de l'Impératrice, à propos de la Sainte- Eugénie. Nous publions aujourd'hui trois de ces articles, ou brouillons d'articles.
Les idées ont une filiation avec les hommes. Pous savoir ce que nous sommes, il faut savoir ce qu'étaient nos pères.
Dans la grande crise de 1814 et de 1815, lorsque l'Europe était conjurée
contre l'Empire, le peuple français montra le plus héroïque dévouement à
Napoléon, glorieux représentant de toutes les grandes idées de la révolution.
. Mais il y avait alors dans le pays trois partis, que nous retrouvons encore
aujourd'hui :
Les émigrés ;
Les républicains ;
Les libéraux.
Ces trois partis croyaient représenter la nation et ne représentaient qne des instincts égoïstes et sans racine dans le pays. Le peuple resta fidèle aujc grands souvenirs de la grande époque. Eh bien ! aujourd'hui il en est de même. La coalition de ces trois partis ne prévaudra pas contre le sentiment national.