DISPOSITIONS RELATIVES A LA TENUE DE CAIIPAGNE
La tenue de campagne sera réglée ainsi qu'il suit pour les différentes armes î
OISciers généraux : grande tenue : tunique, chappau et ceinture.
Petite tenue : tunique et képi, ceinturon or et soie, en cuir verni.
Un seul harnachement (celui de petite tenue).
Corps d'état-major: tunique et képi pour toutes les tenues.
Un seul harnachement (celui de petite tenue).
La ceinture sera portée en grande tenue.
Ligne d'infanterie : Officiers : tunique avec galon indicatif de grade posé en travers sur les manches (galon du modèle de la marine); une paire d'épaulelles dans les cantines.
Un seul harnachement.
Troupe: capote et veste, et, pour les chasseurs à pied, veste et manteau. Les tuniques seront Inissées au dépôt; les sous-officiers emporteront une des deux tuniques avec la capote et laisseront l'autre au dépôt. On emportera les si^akos et les épaulettes.
Ligne de cavalerie : paquetage de campagne.
Les plumets et les sabreîaches seront laissés au dépôt.
Ligne (suite), artillerie : paquetage analogue à celui de la cavalerie ; les habits seront laissés au dépôt.
Chaque homme emportera deux vestes. Le shako sera conservé.
Génie : réductions analogues à celles indiquées pour l'infanterie. Le shako sera conservé.
Train : comme il est prescrit pour l'artillerie.
Infirmiers et soldats d'administration : capote et veste comme l'infanterie
Giuér al de Failli], commandant S*' corps, à Crwrre. — Paris.
Biluhe, le 18 juillet 1870.
Suis à Bitche avec 17 bataillons d'infanterie. Envoyez-nous argent pour faire vivre troupes. Les billets n'ont point cours. Point d'argent dans les caisses publiques des environs. Point d'argent dans les caisses des corps.
De Failly.
Intendant général à Blo7ideau, directeur administration guerre. — Parts»
Metz, le 20 juillet 1870, 9 SO m. matio.
Il n'y a à Metz ni sucre, ni café, ni riz, ni eau-de-vie, ni sel, peu de lard et de biscuit. Envoyez d'urgence au moins un million de rations sur Tliionville,
Général Ducrot à Guerre. — Paris,
Strasbourg, le 20 juillet 4870, 8 b. 30 m. raatio.
Demain il y aura à peine 50 hommes pour garder la place de Neuf-Brisach; et Fort-Mortier, Schlestadt, la Petite-Pierre et Liclitenberg sont également dégarnis. C'est la conséquence des ordres que nous exécutons. Il sera facile de trouver des ressources dans la garde nationale mobile et dans la garde nationale sédentaire, mais je ne me crois pas autorisé à rien faire puisque Votre Excellence ne m'a donné aucun pouvoir. Il paraît positif que les Prussiens sont déjà maîtres de tous les déûlés de la Forêt-Noire.
Général commandant 2^ corps à Guerre. — Pans.
Saint-Avold, le 81 juillet 1870, 8 h. 65 m. matin.
Le dépôt envoie énormes paquets de cartes inutiles pour le moment; n'avons pas une carte de la frontière de France ; serait préférable d'envoyer en plus grand nombre ce qui serait utile et dont nous manquons complétenoent.
Gênêtal Michel à Guerre. — Paris.
Belfort, le H Juillet 1870, 7 li. 7,0 m. matin
Suis arrivé h Bolfort; pas trouvé ma brigade; pas trouvé général de division. Que dois-je faire? Sais pas où sont mes régiments.
Guerre à général de Failbj. — Bitche,
Paris, le 21 juillet 1870, i b. 50 m. soir.
Ârçfcnt est h Strasbourg et une voie ferrée vous réunit à cette place. Pas de revolvers dans les arsenaux ; on a donné 60 francs aux officiers pour en faire ve»ir par le commerce. Il faut attendre l'Empereur et vous prêter aux circontfances.
Général commandant A" corps au Major général. — Paris.
Thionville, le il Juillet 1870, 9 h. 12 m. matin.
Le 4* corps n'a encore ni cantines, ni ambulances, ni voitures d'équipages pour les corps et les états -majors. Toui est complètement dégarni.
Intendant 3* corps à Guerre. — Paris.
M«t/, le SS jnillet 1870, 7 h. goîr
Le 5* corps quitte Metz demain. Je n'ai ni inlinniers, ni ouvriers d'administration, ni caissons d'ambulance, ni fours de campagne, ni train, ni instruments de pesage, et, à la 4« division et à la division de cavalerie, je n'ai pas même un fonctionnaire. Je prie Votre Excellence de me tirer de l'embarras où je suis, le grand quartier général ne pouvant me venir en aide, bien qu'il y ait plus de dix fonctionnaires.
iO.
Sous-Intendant à Guerre, 6" direction, bureau des subsistances. — Paris.
Hézièrcs, le 2S juillet 1870, 9 h. 20 m. msitin.
II n^existe aujourd'hui dans les places de Mézières et de Sedan ni biscuit ni salaisons.
Major général à Empereur. -*• Paris.
Sarrrguemines, le 2:i juillet 1870, B h. 5 m snir.
Je suis près du général de Failly. Tout bien au moral. Les troupes vivent l)ien. L'organisation est encore fort incomplète pour ce qui concerne lesacces- >oires seulement. J'en écris au Ministre par télégramme. Un premier détache ment de réservistes venu des dépôts est arrivé ici.
Intendant chef à Guerre, — Paris.
Metz, le 26 juillet 1870, 8 h. 47 m. Mb
Par suite du manque absolu de boulangers et de l'impossibilité d'en trouver dans la classe civile, malgré les marchés passés pour fourniture à la ration, les nombreuses troupes en dehors de Metz sont obligées pour vivre de consommer le biscuit qui devrait servir de réserve, et qui n'arrive pas d'ailleurs
dans une proijortion suffisante. Il n'est arrivé, avec les 120,000 hommes de Tarmée, que 58 nouveaux boulangers.
Au général Dejean, ministre de la (juerre. — Paris,
Saint-Cloud, le S6 Juillet, 6 b. 45 m. soir.
Je vois qu'il manque des biscuits et du pain à l'armée.
Ne pourrait-on pas faire cuire le pain à la manutention à Paris et l'envoyei
à Metz?
Napoléon.
Guerre à Intendant de la garde» — Metz,
Paris, le M juillet 4 70, k 48 b. 80 m. soir.
Répondre aux questions suivantes : .
1» Avec les 64 chf^vaux harnachés, livrés à la maison de l'Empereur, combien avez-vous perdu de conducteurs?
2° Combien avez-vous perdu de voitures et quelle espèce de voitures?
5° Avez-vous des conducteurs haut le pied, et combien?
J'ai besoin de ces renseignements pour former le détachement qui va vous être envoyé à Metz. •
Oolonel directeur parc, 3' corps, à Directeur artillerie^ ministère de la guerre. — Paris.
Metz, le S7 juillet 1870, 7. h. 68 m. soir.
Les munitions de canons à balles n'arrivent pas.
\ice-amiral commandant en chef à Marine. — Paris,
Brest, le il juillet 1870, 1 fa. 6S m. malin.
La Majorité de Brest est dépourvue des cartes mer du Nord et Baltique. I en faudrait onze séries à escadre actuelle.
entendant général à Guerre. — Paris,
fileli, le il juillet 4870, ii h. 30 m. soir
L'intendant du l*"" corps m'informe qu'il n'a encore ni sous-intendant, ni soldats du tiain, ni ouvriers d'adminisUation, et que, faute de personnel, il ne peut atteler aucun caisson ni rien constituer.
Major' général à Guerre. — Paris.
Metz, le 27 juillet 1870, « h. fi m. seir,
Les détachements qui rejoignent l'armée continuent à arriver sans cartouches et sans campement.
Général de Labastide à général Douay. — Paris,
Quai de Billy, 80.
Bclfort, le S7 jBilIet 1870, S b. G7 m. matin.
Le général de Labastide renvoie au général Douay la dépêche suivante :
« Le Major général Douay, commandant 7" corps. — Belfort.
» Où en êtes-vous de votre formation? Où sont vos divisions? L'Empereur
» vous commande de hâter cette formation pour rejoindre le plus vite possible
» MaC'Mahon dans le Bas-Rhin. »
Intendant du 1" corps à Guerre. — Paris,
Strasbourg, le 29 juillet tSTO, 7 h. 35m. matin-
Le 1" corps doit se porter en avant. Je n'ai encore reçu ni un soldat du train, ni un ouvrier d'administration. Il est indispensable que ces moyens m'arrivent sans aucun retard. MM. les sous-intendants Geil, Bruyère et Fages ne sont pas encore arrivés.
Général artillerie à Guerre, — Paris,
Douai, S8 juillet 1870, 8 fa. G m, «oir
Le colonel da 1" du train m'informe d'un fait grave : sur 800 colliers restant à la direction de Saint-Omer, 500 destinés autrefois à l'artillerie se trouvent trop étroits. Que faut-il faire pour parer à celte éventualité?
Il y a en magasin, à Douai, 1 ,700 colliers, dont un tiers se trouvent dans If même cas. Le directeur d'artillerie va s'enquérir immédiatement des ressources que peut lui offrir l'industrie privée pour élargir ces colliers.
Major général à Guerre. — Paris.
Mett, le ÎU juillet 1870, S h. 36 m. malin.
Je manque de biscuit pour marcher en avant. Dirit;ez, sans relaid, sur Strasbourg tout ce que vous avez dans les places de l'intérieur.
Major général à Guerre. — Paris.
Metz, le 39 juillet 4870, 10 h. malin.
Le général de Failly réclame avec instance du campement; les tentes-abris, couvertures, bidons, gamelles sont en nombre insuffisant. Les hommes qui rejoignent le 5* corps arrivent presque tous sans campement, sans marmites. 'l estime qu'il lui faudrait du campement pour 5,000 hommes.
Intendant 7* corps à Guerre. — Paris.
BelfoTt, le 4 août 1870, 7 h. 6 m. matin.
L.e 7® corps n'a pas d'infirmiers, pas d'ouvriers, pas de train. Les troupes font mouvement. Je pare autant que possible à la situation; mais il est urgent d'envoyer du personnel à Belfort.
Maréchal Canrobert à Guerre. — Paris.
Camp Chàloiu, le 4 août 1870, 6 8 h. 16 m. matin.
Dans les vingt batteries du 6* corps d'armée, il n'y a en ce moment qu'ua seul vétérinaire. Prière de combler cette lacune.
Guerre à général Mitrecé, directeur des jmrcs de l'armée du Rhin. — Toid.
Tarif, le i aodt 1870, 10 h. C m. matin.
Suspendez, jusqu'à nouvel ordre, tout travail d'appropriation des casemates de Toul, el ne faites aucune dépense à ce sujet.
Général Soleille à Guerre. — Paris.
Iletz, le 7 août 1870, 7 b. 40 m. matin.
Les corps de cavalerie me demandent que les moyens d'enclouage des pièces indiqués par une instruction qui leur a été communiquée soient mis à leur disposition ; n'ayant connaissance d'aucun précédent, j'ai l'honneur de demander vos ordres à ce sujet.
Préfet à Intérieur. — Paris.
Strasbourg, le 7 août 1870, 10 h. 15 matin.
La panique qui s'est produite hier soir à Strasbourg, par suite de mauvaises
nouveHes venues de Hagnenau et de l'arrivée de soldats traînards,
et généralement peu blessés, cette panique a cessé. La population demandant
d«s armes, j'ai prorais d'organiser, d'armer aujourd'hui 4 ou 500 hommes de
garde nationale. Nous n'avons presque pas de troupes, 1,500 à 2,000 hommes ;
si l'ennemi tente un coup de main sur la ville, nous nous défendrons jusqu'au
bout.
Général subdivision à Général division. — Metz,
Verdun, le 7 août 1870, 3 b. 45 m. soir.
Il manque à Verdun, comme approvisionnement de siège, vin, eau-de-vie. sticre et café, lard, légumes secs, viande fraîche. Prière de pourvoir d'urgenct pour 4,000 hommes.
Intendant 6* corps, à Guerre. — Paris,
Camp de Ob&lons, le 8 ao6t 1870, 10 b. 6S m, matin.
Je reçois de l'intendant en chef de l'armée du Rhin la demande de 400,000 rations de biscuit et vivres de campagne.
Je n'ai pas une ration de biscuit ni de vivres de campagne, à l'exception du sucre et du café.
Décidez si je dois en envoyer.
Préfet à Intérieur. — Pans.
Lons-Ie-Sauloier, le 8 août 1870, 10 b. R m. matiii.
Des corps de volontaires francs-tireurs ou gardes nationaux veulent se former. Partout on réclame des armes. L'émotion est ardente. Notre frontière est découverte ; les Rousses sans garnison. Les bruits d'arrivée des Badois campés à Lornach se propagent.
Préfet à Intérieur. — Paris.
Perpignan, le 8 août 1870, S h. 13 n. soir,
Presque toutes les villes et positions frontières du département sont dépourvues de garnison. Cette situation crée des inquiétudes, et les populations murmurent de ce qu'on n'organise pas la garde nationale mobile. Il me paraît utile de rassurer promptement le pays, et je vous serais reconnaissant d'insister dans ce but auprès de votre collègue de la guerre. Il y a réellement ur^QCÊ à sortir d'une situation fausse.
Guerre à Major général armée du Rhin. — Paris.
Paiis, le 8 août 4870, ^ 6 b. 45 m. 6o1r.
Le commandant de la place de Thionville me fait connaître qu'il vient de déclarer la ville en état de siège ; il demande des renforts; la garnison, qui devrait être de 4 à 5,000 hommes, n'en a que 1,000, dont COO mobiles, 90 douaniers et 300 cavaliers ou artilleurs non instruits.
Général commandant 8^ division à Guerre. — Paris.
Lyon, le 40 ao6t 4870.
La population ne s'explique pas la surabondance de troupes en ce moment à Lyon. Le commandant du 7» corps désire ma présence, et je demande à le rejoindre avec la 3" division, que je commande.
Maréchal Canrobert à Guerre. — Paris.
Gamp Cbalons, le 10 aoAl 4870.
Votre Excellence n'ignore pas que beaucoup d'isolés, malades ou blessés, sont dirigés sur le camp de Châlons.
Je continue à n'avoir ni marmites ni gamelles, et ils sont dépourvus de tout. Mon devoir est de vous en informer. iSous n'avons ni sacs de couchage, ni assez de chemises, ni assez de chaussures.
Major général à Intérieur. — Paris, 1
Uetz, lelO •o&t;4g70.
L'Empereur est allé visiter les cantonnements de l'armée. Depuis quarantehuit heures les approvisionnements affluent sur les points de concentration. Le matériel d'artillerie augmente chaque jour. Les soldats sont reposés et attendent le signal de l'action. Nous continuons à n'avoir aucun détail oSBIciel sur les affaires du 6. i
Colonel !•*■ train artillerie à Guerre, 4® direction artillene (personnel).
Paris.
Saint-Oraer, Ui U ao6t 4870.
Il a bien été envoyé à l'arsenal de Saint-Omer, 1,200 harnais à bricole, mais on a omis le complément de ce harnachement , qui se cootpose de 600
selles ot accessoires, 600 brides de sous-verge, sans lesquelles les compagnies ne peuvent être pourvues. Les formations se trouvent ainsi arrêtées dès auiourd'bui.
Préfet du Bas-Rhin à Intérieur. — Paiis.
Strasbourg, le H août 4870, 9 h. 40 m. malin.
Je manque d'argent pour faire soigner et nourrir nos blessés dans les vil- /ages où ils ont été recueillis. Pouvez-vous m'autoriser à faire traite de 80 ou 100,000 francs sur le trésorier général pour compte de mon comité départemental, et comme avance ou don au comité central présidé par l'impératrice?
Préfet Vosges à humeur. — Paris,
Épinal, le 4) août 4S70, 8 b. 5m. matin
Nous avons à Épinal, depuis douze jours, 4,000 gardes mobiles sans armes, mal payés, qui deviennent une cause d'inquiétude pour la population. Le gouvernement ne craint-il pas que cet élément de forces régulières ne soit enlevé par un mouvement subit de l'ennemi? Plus un seul soldat dans les Vosges, si ce n'est le corps Mac-Mahon qui en traverse l'extrême nord. Pas argent à la recette générale.
Commandant supérieur Langres au Ministre guerre. — Paris.
LaBgrei, tels aoftt 1870, 7. h. 35m. ioir.
Nous n'avons que 400 fusils, modèle 1842 tranformé, se chargeant par la culasse; il nous arrive environ 6,000 gardes mobiles; envoyer des armes de suite.
Commandant supérieur Langres au Ministre guerre. — Paris.
Laogret, le 13 août 1870, 8 b. loir.
Nous n'avons ici ni bidons ni gamelles pour faire manger la soupe à la garde nationale mobile qui se réunit à Langres : 200 hommes de la garde nationale mobile du département environ, 900 hommes de la garde nationale mobile de Lunéville environ. De suite ces objets de campement.
Général 7* division à Guerre. — Paris.
Besançon, le 15 août 1^70, 9 h. 35 ■>. matin.
A Langres sont réunis trois bataillons de la garde mobile de la Haute-Marne, un de la Meurthe et quatre des Vosges. Il n'y a dans cette place aucun usten-