‹ Papineau et Nelson [microforme]Chapitre 1 sur 24 · ER PE · texte numérisé non relu

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a a fait replâtrer pour le publier dans la inerve), montrez donc un seul mot de M. Pa- | «air on contre le Dr. Nelson. L'article de M.

apineau du 3 juin est une réponse au discours du Docteur: or, ce n’est certainement pas celui qui répond qui fait l’attaque ; donc ce n’est pas à nous qu’il faut demander du silence :

Mais M. Papineau a attaqué les ministres.— C’est vrai, mais d’abord, les faits seuls prouveront s’il a eu tort ou raison: en second lieu il ne les a pas attaqués dans leurs honneur comme hommes privés ; et on aurait bien pu en agir ainsi à son égard. Si c’était les ministres que le Dr. Nelson voulait défendre, il pouvait le faire sans calomnier M. Papineau ; car quand même tout ce qu’il a dit sur son compte serait vrai, les fautes de M. Papineau ne racheteraient nullement celles des ministres; ce que l’un aurait pu perdre en honneur, les autres ne le gagneraient pas. La manière dont le Dr. Nelson a attaqué M. Papineau n’est donc nullement justifiée parce que celui-ci aurait pu trouver blàmablé la conduite politique des ministres. On pourrait peut-être dire aussi que si les ministres avaient besoin d’être défendus, M. le Dr. Nelson aurait du faire attention que le meilleur moyen, pour lui, de leur rendre un inestimable service, était de ne pas se constituer leur défenseur. D’ailleurs qu’a-t-il dit en défense des ministres ? Pas un mot. C’est donc M. Papineau qu’il attaquuit, et non les ministres qu’il défendait.

Je viens aujourd’hui répondre à l'article signé

Wolfred septemb dira que raison.

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Wolfred Nelson. publié dans la Minerve du 4 septembre-— “ Votre réponse vient bien tard,” dira quelqu’un.— C’est vrai, mais écoutez-en la raison.

I] n’était pas difficile à M. Nelson ou à M.

G. Cartier, de trouver quinze, vingt, même cent et cent cinquante personnes, sur les deux on trois cents qui étaient à St.-Denis, qui n’eussent pas vu le Dr. Nelson parler et faire une injonction à M. Papineau, à un moment donné: ils n’avaient qu’à aller de maison en maison, et ils étaient surs que quatrevingt-dix-huit sur cent pourraient attester Qw\ils n’avaient rien vu, puisque cinq où six personnes seulement ont été témoins de l’injonction qui a vraiment été faite à M. Papineau de partir par le Dr. Nelson. Le difficile était de trouver quelques unes des cinq ou six personnes seulement qui ont été témoins de ce fait. La masse de ceux qui ont combattu à St.-Denis était à ce moment rendue à la maison de madame St.-Germain, il n’est donc pas étonnant que le plus grand nombre de ceux qui ont combattu à St.-Denis n’ait pas eu connaissance de. l’injonction faite à M, Papineau. | |

Je dirai de plus. que ce qui a augmenté la difficulté, c’est qu’on a activement intrigué depuis deux mois. auprès de tous ceux qu’on supposait avoir une connaissance personnelle des évènements, pour les engager à ne. rien dire : on a affirmé que ceux qui parleraient en faveur de M. Papineau pourraient être envoyés en prison ; que le gouvernement ne permettrait A2

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jamais à personne de le défendre. Deux hommes très respectables, qui ont été témoins des instances faites par le. Dr. Nelson à M. Panpineau pour le déterminer à partir, et qui ne nient pas qu’ils aient été présents, ont refusé d’attester ce qu’ils savent être la vérité, craignant qu’on ne les persécutât tôt ou tard.

C’est donc avec un peu de difficulté et de temps que jui pu réunir les écrasants témoi- : gnages que je produis aujourd’hui et qui sont des

afirmations et non pas des négations.

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