LES PRECEDENTS, HASTINGS, CAMEL
(Dulac entre en tenant Camel par l'oreille. Camel ales mains liées derrière le dos. Hastings les suit, entre deux Patriotes.)
DULAC, à Camel.—Avance, toi ! vermine d2 éhouayen !.. Mets-toi à genoux !.. (Camel s'agenouille.)
LES PATRIOTES.—A mort ! à mort ! à mort, les espions !
CAMEÉL.—Grâce ! grâce ! Faites-moi pas mourir !
Un re
puis ce matin, cinq balles anglaises ont troué mes habits; une autre m'a cassé le bras. Ai-je bien fait mon devoir?
| | GEORGE, s’avançant vers Nelson—Général, de- |
LL NELSON.--Certes |
| {| GEORGE.--Eh bien, je veux une récompense.
LL NELSON.-—Qu'est-ce que c’est ?
| | | GEORGE.-—Donnez-moi la vie de ces deux hommes. | NELSON.—Pourquoidemandez-vous cela, Georg 2?
| À GEORGK.—Parce que celui-ci { Désignant Camel.)
ni ne vaut pas le bout de corde qui l’étranglerait ; et |l que l’autre... mé doit une dette sacrée. il doit mourir de ma main! |
|! HASTINGS.--George, George, je veux te parler, je veux te voir.
GEORGE.—Oui, oui, nous nous reverrons, sois
tranquille ; mais ce sera chacun un pistolet au poing, traître !
GEORGE.—Ne m'appelle pas ton ami, félon qui déshonores l'uniforme anglais.
HASTINGS.---George, arrête ! laisse-moi au moins
| HASTINGS.—George, George, mon ami...
| le droit de te pardonner.
AA AN GEORGE.-—-Me pardonner !.… (veut se précipiter É 4! vers Haslings ; Pacaud le relient.) {A
NELSON.—Ramenez les prisonniers ; ils auront la vie sauve.
| | | CAMEL, se relevant.—Ah !…
HASTINGS.—Et ceite lettre ! cette lettre perdue !.. fatalité !
DULAC, à Camel.—Avance, toi, vieille careasse de
néral, detroué mes je bien fait
pense.
x hommes.
a, Georg: ?
ni Camel.) glerait ; et doit mou-
> parler, je "ons, Sois au poing, félon qui au moins
écipiler
auront la
berdue !...
casse de
EE + un
bête puante*.….. Ah! tu peux te vanier d'en avoir une fière chance ! {JL sorl avec Camel, Hastings et son escorte, au moment où Rose entre. )
SCÈNE XIV NELSON, PACAUD, GEORGE, DESROUSSELLES, ROSE, PaTRioTEs, puis MICHEL.
ROSE, entrant, bas à George—Merci, mon frère ! Quelque chose me dit qu'il y a un mystère là-dessous. Il n’est pas coupable !
GEORGE.—Rose ï...
MICHEL, entrant, à Nelson.—Une lettre. grand chef. (J{ lui présente un lettre.)
PACAUD.-—-Une lettre de Papineau !
NELSON, ouvrant la lettre et lisant.—:Mon cher Nelson, quand vous recevrez cette lettre, le colonel Wetherall marchera sur Saint-Charles avec trois mille hommes de troupe, et plusieurs pièces de canons. Que Dieu vous garde! SIGné : Louis-Joseph Papineau.» Malédiction!. Et nous n'avons plus ni poudre ni provisions !.… Pacaud!
PACAUD.—Général ?
NELSON.—Combien Brown a-t-il d'hommes armés à Saint-Charles ?
PACAUD.—Deux cent cinquante.
NELSON, bas à Pacaud.—Tout est perdu! Il ne
nous reste plus qu'à gagner la frontière... malheur à qui sera pris!
PAGAUD.—Fuir ? Non! Il faut lutter jusqu'au
bout ; et, s’il le faut, mourir comme. des hommes ! (Nelson s'éloigne.) C'était ce matin qu'il fallait nous
ui DE 2
dire cela, Maintenant, le devoir de tout homme de cœur est de se rendre au camp de Saint-Charles, et d'y vendre chèrement sa vie.
DESROUSSELLES.—..Justum ac tenacem propositi virum!» (4 part.) Il a du sang sauvage, ce jeune homme-là, bien sûr!
PACAUD.--Afons, les Patriotes, là! Notre tâche n'est pas finie. Les Anglais marchent sur Saint- Charles. Qui vient se battre à Saint-Charles…
ROSE.-—-Nous irons tous, monsieur Pacaud !
TOUS.—Hourrah !.…
PACAUD.--Mes amis, la Sainte est avec nous... À Saint-Charles ! et vive la liberté!