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ntns Êc nai ye(wpyéc) 1.
Commentaire,
Les N°5 9, 10 et 11 sont de la même main, de la même date et de contenu presque identique. Les personnalités qui y figurent sont aussi les mêmes, sauf celle qui se porte caution. Ce sont trois cautionnements en faveur de la même personne, chaque fois pour garantir une somme fixe de 5 qite d'argent. On connaît d'assez nombreux cas de cautionnements multiples. Pour n'en citer qu'un, dans un document en langue égyptienne, il sera renvoyé à la lettre publiée par Revicrour, Corpus papyrorum, II, 3, et en partie traduite par Serxe, Sarapis, p. 90.
Le N° 9, le plus complet et le mieux conservé des trois, est reproduit à la planche III. Les deux autres seront fréquemment appellés en témoignage pour fournir des variantes, combler les lacunes et aussi donner confirmation de certaines bizarreries d'écriture propres à notre seribe et qui, faute de ce
secours, entraîneraient des difficultés.
Les trois pièces présentent encore une particularité commune. De même que les N° 1, 2, 4, 15, 16 et 18, le papyrus est percé d'un trou sur l’axe médian vertical, dans la bande horizontale qui sépare ce qu'on à appelé la scriptura interior et la scriptura exterior. CE. notamment JJ. A., 1914, I, p. 8, et SPIRGEL- BERG, À. 23 LAN ED: 110. Mais au lieu que ce trou divise l'axe dans la proportion approximative du tiers, comme dans le N° 1 par exemple, il n’est distant ici que d'environ 0 m. 03 du bord supérieur. Ce qui, par l'emplacement, correspondrait à la scriptura interior tient en une seule ligne, et encore incomplète, qui fournit de très brèves indications.
Pour deux raisons, l’une matérielle, l’autre de bon sens, on ne saurait admettre que la partie située au dessus du trou ait été repliée comme une scriptura interior normale. L’exiguïté de cette portion du document ne saurait se prêter à l’apposition des sceaux. Et puis, pourquoi tant de soins pour soustraire à la falsification des mentions aussi sommaires et vagues où le nom même de la partie souscrivant l'obligation est omis dans deux cas sur trois? De cette impossibilité on déduit sans peine que la partie inférieure, qui, elle, du moins, le méritait, était repliée, puis scellée. Le dépassant supérieur servait alors d'étiquette et, comme les pièces restaient vraisemblablement groupées dans les bureaux, on n'attachait que peu d'importance à ce signalement extérieur, ce dont témoignent les variations du libellé chez un même scribe. D'ailleurs, obéissant aux nécessités du bilinguisme, on prenait soin d'inscrire au revers en grec quelques brèves indications utiles. La ligne de grec, soit unique, soit inférieure, est uniformément à 0 m. 05 ou 0 m. 06 au dessous du trou. D'où deux solutions possibles : ou la pièce est pliée à grands plis d'au moins OÔ m. 06, et le grec reste visible au verso; ou la largeur est deux fois moindre, et le grec apparaît au recto au dessous du trou, l'écriture grecque étant renversée par rapport à l'égyptienne. Cette seconde disposition témoignerait du particularisme cher au bureaux de tous les temps, l'employé grec semblant tenir pour nulles les inscriptions dans l’autre langue. La première solution, par contre, aurait le désavantage de permettre au lien de se déplacer latéralement, de façon à rendre le scellement inefficace si les sceaux n’adhéraient pas suffisament à la pièce elle même. Les traces de pliure subsistantes ne suffisent pas à autoriser un choix.
Nous avons done là un procédé de garantie très différent de celui que nous rencontrons par ailleurs. Dans l’ensemble, on peut distinguer au moins 4 types.
1°. Les deux scripturae sont identiques. Ex. : Hibeh 84 a — Mrrreis 131 (285 av. J.-C.).
2, L'exterior est plus soignée matériellement et comporte quelques légères adjonctions. Ex. : nos N° 2 et 4. C'est ce stade que paraît avoir atteint un papyrus grec de 215/4 étudié à ce point de vue par E. Sonüngauer (Zur Entwicklung der Doppel-Urkunde in ptolemäischer Zeit, ap. Zeitschr. Sav.-St., XXXIX [19187, p. 224 sqq. — Cité d’après la bibliographie d'I. Bezr, J. E. À. VI, p. 134).
3°. L'interior est réduite à un résumé de l’exterior. Cf. Mrrrers, Grundzüge, p. 18 (2° période ptolémaïque).
4, L'’exterior est réduite à un simple titre, et encore peu explicite. Ex. : les trois documents ici discutés.
On s’est demandé laquelle des deux scripturae faisait foi en cas de contestation. La question est peut-être un peu oiseuse. Valeur égale et contrôle mutuel, tel doit être le principe, sauf dans le dernier cas naturellement. Logiquement, on aurait dû veiller à la scrupuleuse exactitude de l'interior. Humainement, on en est venu à soigner davantage ce qui se voyait.
On à signalé récemment des papyrus conservés dans l'état ancien, avec le sceau adhérent. C£. N. Raercu, W. Z. D. M, XXV, p. 814, et Encar, Annales du Service, XIX, b-16.
2. Deux anomalies, chacune deux fois «recoupée» : la graphie du mot «fils» et la présence de
Pr-‘o devant le nom du prédécesseur, Philadelphe. Cela ne suffit pas à faire envisager l'hypo-
thèse de la royauté commune (en reculant d’un règne), car, dans ce cas, la rédaction est différente. Caprices de scribe et rien de plus.
3. «Le tisserand». C£. 1. 8; N° 10, 1. 9, et N° 11, 1. 7. On comparera l'orthographe plus détaillée du mot deux fois répété à la ligne 4 du papyrus Erbach (Srrecereere, À. Z., XLII, p. 44 sq;
RS
55 et pl. 3). SrrrcerserG a cédé à la tentation légitime de faire cadrer la graphie démotique
avec yTIT, soit shtitej. Mais que, dans au hs /$ à , le trait oblique représente où
non ?, il est difficile de conserver deux # dans la transcription, à cause du complément phonétique médial 4, dont la présence unique serait anormale. Les habitudes du système hiéroglyphique invitent à contracter : «signe-mot» sht+ 4 + ty en shty tout court. À moins de voir un premier é dans le trait oblique, ce qui serait guère plus arbitraire que de lire à, on admettra peut-être que l'orthographe du papyrus Erbach nous rapproche plus de CaOT- que de WyTIT. Mais SPrEGELBERG lui-même vient de signaler l'existence du substantif cauT (À. Z., LIV, p. 132), et cela élimine la difficulté.
Si le garant exerce ici la même profession que le débiteur, il n’en est pas de même dans les deux autres pièces. Le N° 10 donne à cet endroit w'; malgré l'orthographe incomplète pour wy', écrit parfois wy, on n’hésitera pas à reconnaître ovoere «cultivateur ». Dans le N° 11 on à vw stm ‘$ Hr (?), done un yewpyés attaché à la ieoù yÿ ressortissant à un sanctuaire d’'Horus (?). Il se présente ici une difficulté. Au revers on lit #rnrnc ès nai Ye. JouGuer pensait tout d’abord à yé(pàtos). Comme ces indications ne peuvent s'appliquer qu’à Haremphois, on est amené à admettre ye(wpyés), pour garder la liaison avec la version égyptienne. Le garant aurait donc eu une double profession, celle de couturier le mettant naturellement en rapport avec le débiteur. En égyptien, #rncéc se dit k‘q. Cf. Srrscereere, À. Z., LI, p. 95.
4. Le nom du garant aux N° 9 et 10 fournit une nouvelle confirmation des belles remarques de SPIEGELBERG (Recueil, XX VIIT, p. 197 sqq) sur le correspondant égyptien d'Inarôs. Le garant du N° 11 porte un nom de divinité, : À « Horus de Poy (quartier de la ville de Bouto})». Cf. Rylands, p. 100, n.16; 213, n. D: 321 et 422; Petubastisglossar, N°5 538, 562 et 564. La même appellation divine apparaît en composition dans le nom d'homme P-ady- Hr-n-P (Rylands, p. 450). Les orthographes du temps de Darius 1% (Æylands) respectent encore l'étymologie en montrant le déterminatif de la ville. La transcription greque ‘Apeugois est, je crois, nouvelle. Sa vocalisation est intéressante, car elle corrobore le rapprochement, proposé par SETHE (À. Z., LIII, p. 57), entre le nom de la ville et le mot , mor, «siège ».
Le père du garant est, au N° 10, Pétémounis (cf. la scriptura exterior et le grec), et, au N° 11, Necténibis.
Si, au N° 9, le nom de la mère du garant comporte l’article, cela vient probablement de ce que le nom TÉ était employé pour l’un et l'autre sexe, et cela dès l'Ancien Empire (cf. Serue, 1mhotep, p. 24). Au N° 31, I. 5, on lit la forme usuelle, sans article. Le nom de la mère, au N° 10, est en partie détruit. Le dernier élément paraît devoir être rapproché de pr, para. Au N° 11, on a Ta-t-bk, double féminin de Iafus. Pour la présence de l’article, cf., au masculin, movepvrfuic, en face de mopepfus (Sorras, Le Thiase d'Ombos, p. 5). Quant au faucon femelle, on le retrouvera au N° 31, 1. 7. On en connait les formes ancienne, KES (Pyr. 187), et récentes (H. Juxxer, Der Auszug der Hathor- Tefnut aus Nubien, p. de aN Ne et A la dernière négligeant le # du féminin, tout comme les graphies démotiques.