ACTE II, SCÈNEIV
LISETTE
Oh ! par ma foi , donbez-vons patience.
L* É L u E. , Je m'affoiblis, je saffoque, j'agonise, et je m'en vais mourir de mort subite.
M">« BL&HDIKEAU.
Écoutez, ma sœur, il n y a qu'un mot qui serve : VOU3 voulez le porter p^us beau que moi, parceque vous êtes mon aînée ; c'a toujours été votre fureur : mais je me sëparerois d'avec mon mari , s'il me laissoit avoir ce déboire - là. Vous verrez de belles oppositions, laissez faire.
l'élue.
Il ne faut pas qfte la famille demeure les bras croisés dans cette affaire-ci ; il faut a^r, il faut [se remuer, ma cousine.
LA GBEPFIÈRE.
Oh ! remuez-vous, remuez-vous. Je me remuerai aussi, moi, je vous en réponds.
LISETTE
Mort de ma vie , que de mouvement ! Voilà une famille bien sémillante !
LA GREFFIERS
Mais, vraiment, je les trouve admirables!
elles m'empêcheront de m'élever, de faire fortune ! Ces bour^Ilonnes~Ià sont si ridicules...
Mme Bi^immEàU.
Bouiig|inpDnes, madame l'ÉIae ! bovi^liannes?
l'élue.
Ah, ci«l! boar^tlonne! moi, q«i sois , par la grâce de Dieu, fille, $aear, «t niécQ de notaire^ et femme d'un Éla y ma oou^e.
£tmoi,»a ccxisiiie, ^i ai «u plus de treize mille francs en mariage, taitt en argent cemptant, qu en nippes et bijànx. Je suis dans une colère...