NAQUART
Qh çÀ , monsieur, nous voici seuls , pariez-moi sincèrement; que venez-vous faire ici?
LE COMTE
Chercher un asile contre la misère où je pré-
vois que le mauvais état de mes affaires me va
réduire*
M. VAQITA'llT.
Et cet asile est la maison de madame la greffière, que vous venez épouser, à oe qus l'^ii m'a
dit ?
LB COMTE
On vous a dit vrai; c'est mon dessein. Elle a des rentes , des maisofis ^ vin^ mille écus d*argest comptant^ dont je deviendrai le maître; je me mettrai dans les affaires. «
M. VAQVART.
Un honmie de votre qualité dans les affaires?
LE COMTE
Pourquoi non ? Lésons d^affaires adiètetit nos terres, ils usurpent nos titres et nos noms même; quel inconvénient de faire leur médei*, pour être quelque jour en état de rentrer dai^ nos maisons et dans nos charges?
M. NAQUART»
Je vous y ferai rentrer d'une autre manière, si vous voulez suivre mes conseils.
LB COMTEii
Hélas ! monsieur Naquart , .œ sont vos oonseils qui m*ont perdu : on me proposoit un acoornnu^ dément avantageux , vous- m'avez empêché de 4*accepter, j'ai perdu mon procès.