‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 126 sur 254 · ACTE m, SCÈNE V. 2o · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE V. 2o

et maimerez-vous toujours autant que tous m'avez ^ait l'honneur de me Tëcrire?

LE COMTE

Vous ne pouvez sans me faire tort, madame ^ douter de la continuation de mes sentiments; ils dureront autant que vos charmes.

LA GREPFIÈRE.

Autant que mes charmes? Ah 1 comtin, quils soient éternels, je vous prie.

LE COMTE

Ils le seront, je vous le promets, madame.

LOLIVE.

Oui, chaque fois que vous renouvellerez d'attraits, monsieur renouvellera d*amour, madame.

LA GREFFIÈRE

Mais, veillè-je? n'est-ce point un songe ?Suis-j« bien moi-même? Est-il possible que j'aie soumis un petit cœur fier comme celui-là?

LE COMTE

n ne dépend pas de moi de ne me point attacher à vous , madame ; une nécessité indispen* sable m'y réduit.

LA GREFFIERS

Mon cher comtin ! Oh 1 il y a de l'étoile dans mon fait, et la Duverg^er me Ta toujours dit.

LB COMTE

Lolive ?

lo4 LES BOURGEOISES DE QUALITÉ.

LOLITE<

Monsieur?

Voilà une maîtresse folle, dont je suis déjà bien fati(pié.

LA GREFPIÈRE.

Que dites-vous , aimable eomtin?

LE COMTE

Je dis, madame...

LOLIVE.

Il dit que le voyage l'a bien fatigue.

LA CREFFIÈRE.

Cela est vrai : le voilà tout je ne sais comment; il a Tair abattu.

LOLIVE.

Oh! ^a se remettra, madame, cela se remettra.

LA GREFFIERE

Oh ! que oui : je m* en vais lui faire prendre de bons consommés , de bons potages , et j*ai déjà dit qu'on lui fit de la tisane ; de la tisane, eomtin.

LE COMTE

De la tisane , à moi , madame ?

LA GREFFIÈRE

Oui, eomtin, pour vous rafraîchir. Laisse»* moi gouverner voire santé, vous savez combien je m'y intéresse.

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