MADAME BLANDINEAU, LA GREFFIÈRE
M™« BLÂNOINEAU.
Ma chère sœur, que je vous embrasse; je n*ai plus de chagrin , plus de rancune contre vous. Je vous félicite de devenir comtesse, félicitezmoi d*étre baronne.
LA GREFFIERS
Vous êtes baronne, ma chère sœur?
l|m« BLANDIREAU.
Oui , ma chère comtesse ; c'est une affaire faite : monsieur Blandineau vend sa charge , et il donne quarante mille francs de la baronnie de Buistop-
3o8 LES aOURGEOISES D£ QUALITÉ., ta. Le marché est conclu :je ne suis plus madame Blandineaa, je suis la baronne de fioistortu à rheure que je vous parle.
LA GREFFIÈ^RB.
Mais cela est fort joli-, cela est fort gracieux, ma sœur. Ma sœur la baronne, votre sœur la comtesse en est ravie , et voilà notre famille fort illustrée , au moins.
Mme BLANDIKEAU.
Notre cousine FÉIuc^ mourra de chagrin, uiadame la Substitute s*en pendra : nous aurons ce soir à notre souper des visages bien tristes.
L4 GREFFlàRE.
Il faut tenir son rang, s*il vous plaît, madame la baronne. Aujourd'hui fait , plus de familiarité avec cette bourgeoisie-là, je vous le demande en grâce.
MB»» BLANDINEA17.
Oh! voilà qui est fini , je vous Taccorde , madame la comtesse.
LA GREFFIÈRE
Monsieur Naquart épouse Angélique. Si nous pouvions aussi le faire quitter :c*est un fort bon homme, et qui mérite assez de de venir de qualité. Jl<n« blandiueau.
Il en sera, je vous en réponds. Il est en mar» elle d'un marquisat, lui.