‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 129 sur 254 · MADAME BLANDINEAU, LA GREFFIÈRE · texte numérisé non relu

MADAME BLANDINEAU, LA GREFFIÈRE

M™« BLÂNOINEAU.

Ma chère sœur, que je vous embrasse; je n*ai plus de chagrin , plus de rancune contre vous. Je vous félicite de devenir comtesse, félicitezmoi d*étre baronne.

LA GREFFIERS

Vous êtes baronne, ma chère sœur?

l|m« BLANDIREAU.

Oui , ma chère comtesse ; c'est une affaire faite : monsieur Blandineau vend sa charge , et il donne quarante mille francs de la baronnie de Buistop-

3o8 LES aOURGEOISES D£ QUALITÉ., ta. Le marché est conclu :je ne suis plus madame Blandineaa, je suis la baronne de fioistortu à rheure que je vous parle.

LA GREFFIÈ^RB.

Mais cela est fort joli-, cela est fort gracieux, ma sœur. Ma sœur la baronne, votre sœur la comtesse en est ravie , et voilà notre famille fort illustrée , au moins.

Mme BLANDIKEAU.

Notre cousine FÉIuc^ mourra de chagrin, uiadame la Substitute s*en pendra : nous aurons ce soir à notre souper des visages bien tristes.

L4 GREFFlàRE.

Il faut tenir son rang, s*il vous plaît, madame la baronne. Aujourd'hui fait , plus de familiarité avec cette bourgeoisie-là, je vous le demande en grâce.

MB»» BLANDINEA17.

Oh! voilà qui est fini , je vous Taccorde , madame la comtesse.

LA GREFFIÈRE

Monsieur Naquart épouse Angélique. Si nous pouvions aussi le faire quitter :c*est un fort bon homme, et qui mérite assez de de venir de qualité. Jl<n« blandiueau.

Il en sera, je vous en réponds. Il est en mar» elle d'un marquisat, lui.

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