ACTE III, SCÈNE X. ait
vous en réponds. Donnez, donnez, monsieur le tabellion. Allons , à vous comtin : si(pœz , monsieur Naquart.
M. MAQUART.
Je n'y entends pas plus de finesse que vous ; je signe aveuglement, madame. * -
LA OREFFiÈBE.
Vous risquez beaucoup , vraiment. Dépêchez,
ma nièce.
ANGÉLIQUE
Je n'examine point , ma tante. Il suffit que ce soit me conformer à vos volontés.
LA GREFFIÈRE
Vous prenez le bon parti. Çà, ne signes- vous pas aussi , mronsieur le baron de Boistortu?
M. BLAHDIUEAU.
Je n'ai £;arde de refuser de signer des mariages qui sofit si fort selon mon goût ; et il y avoit longtemps que je souhaitois de vous voir la femme de monsieur Naquart , et de donner Angélique à monsieur le comte.
LA OREFFIÈRE.
Oh bien I monsieur, puisqu'il est ainsi , ne signez donc pas, je vous en avertis; car cela est tout autrement que vous ne souhaitez. C'est Angélique qui est madame Naquart, et c'est moi qui suis madame la comtesse.
ai a LES BOURGECMSES DG QUALITÉ.
LB f&BELLfON.
N«Diii*, nenni, madame, ea n'est pas comme ça : quoique je ne soyons que notaire de viHuge^ je ne faisons point de si grosse bévue.
LA ORErriBftB.
Gonrment, cela B.'est pas eomme «ela? Vous êtes un sot , monstearle tabeHion ; cela est comme je vous le dis.
LE TABELLION
Et non , madame , la peste m'étouffe.
Là eBErFlÀRE.
Ouais! Voici ^i est admirable y Lisatte?
LISETTE
Voua avez tort de disputer, madame : il le sait mieux que vous ; c'est lui qiâ a fait les contrats., une fois.
LA OREFFIÈRE.
Monsieur Naquart ? «
M. NAQ17AET.
Cest un quiproquo, madame, uneaiéprise; et cela sera difficile à rectifier.
LA GREFFIÈBE.
Difficile tant qu'il vous plaira; monntar le comte, ni moi, nous ne serons point les di^es d'un quiproquo , sur ma parole : n'est «^ee |Mi8, comtia ?