‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 146 sur 254 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

COLETTE

Bon, qui me Ta dit! est-ce qu'on me dit quelque chose? Ils se défient tous de moi, ils ne me disent rien; mais je sais tout: il n*y a pas jusqu'à Biaise, qui e<:t amoureux de moi, et qui n*oseroit me le dire, de peur que je ne me moque de lui.

DE LOBUE.

Il est amoureux de toi? Comment sais^tu cela?

Colette".

Voyez, que cela est difficile à deviner! Je ne l'aime pas, moi, au moins; mais je ne laisse pas de lui faire bonne mine, pour rerapêcher d'épouser ma tante- Oh ! s'il faisoit cette sottise<-là , j'en serois bien fâehée, je vous l'avoue.

, LE BAILLI

Le garde-moulin seroit amoureux de vous? Allez , vous êtes folle.

COLETTE

Vous ne le voulez pas croire, il faut vous en donner le plaisir. Le voilà qui vient ; cachez-vous tous deux derrière ce buisson, vous entendrez ce qu'il me dira: je vais lui donner belle, et, tout n^aud qu'il est, je le ferai parler, je vous «n réponds.

La jolie enfant, monsieu le bailli! Est-ce moi qui ai fait çâ?

LE BAlLlf.

Voyons , voyons si elle ne se trompe point ; èeU ne sera pas intitiit à de certains desseins 4|qK j*ai dans la tète.

COLBTTC.

CaeJieE-vons donc vite, qu'il ne vohs voie point;

«ar c'est nn benêt qui seroit honteaz.

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