‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 174 sur 254 · ACTE 11, SC^NE X · texte numérisé non relu

ACTE 11, SC^NE X

dises pour moi la même chose à monsieur Giflot. On ne t*a pas défendu de parler à celui-là ?

r^i à toi de parler à Biaise ? Il n*y aura pasi' de mal à tout cela , dis , cousine ?

LOUISOV.

Non, vraiment; cela sera fort commode, au contraire , et voilà notre marché bientôt fait. Mais monsieur deTiépine, qui est-ce qui lui parlera? JTai aussi quelque chose à lui dire, et je veux, aussi-bien que ma âœur, que ce soit sans désobéir à ma mère.

COLETTE

EhbienI je m^en charge, ne te mets pas en peine.

Louison.

Ah ! que tu me feras de plaisir, cousine ! Je n*anrois jamais eu la hardiesse de lui avouer moimême une chose comme celle-là.

MAROTTE

Monsieur Giflot n en eût peut-être jamais rien su sans cette occasion-ci.

COLETTE

Ni Biaise non plus. Voilà d'heureuses défenses 1

LOViSOIf.

Mais, comment ferons-nous dans la suite ? Car, quand on s'aime, c'est pour s'épouser; et ma mère

n9 me laissera janaisépouser mon«ie«r de Lapine.

MAROTTE

Ni à moi monsieur Gifiot.

COLETTE

Oh ! dame, je ne les épouserai pas tous deux pour vous; cela ne se peut pas.

LOnisoç.

Et nous n épouserons pas aussi Biaise à nous deux, voyez.

COLETTE

Vraiment non, il n y a pas d'apparence»

MAROTTE

Eh bien ! donc , à quoi tout cela abontira-t-il ? Il vaudroit autant ne leur rien dire.

Page 1