‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 194 sur 254 · ACTE 111, SCÈNE IH · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE IH

BLAISE

Je ferai comme si je n'en savois rian ; parlez.

LOUISON

Si tu veux faire semblant de n*en rieu savoir, il est inutile qu'on te le dise.

BLAISE

Eh.bian! je ferai queu semblant on voudra:

morgue, dites promptemeut, je sis sur des épeines.

MAROTTE

Ce pauvre garçon ! il faut le tirer d'inquiétude , nia sœur. .

LOCISON.

Mais de quoi cela servira-t-il ? Il est amoureux de Colette, Colette est amoureuse de lui...

BLAISE

Colette est amoureuse de moi?

" MAROTTE

Oui, elle nous Ta avoué à nou^; mais elle ne t'auroit jamais fait cette confidence^là , à toi.

BLAISE

Colette est amoureuse de moi? N'est-ce point pour vous gobarger de moi que vous me dites ça ?

LOCISON.

Non ; nous te disons vrai : mais où cet amour-là vous mènera-t-il ?

BLAISE

Comment, où il nous mènera? Tatigué, qu'il

Son LES TROIS COUSINES.

nous mènera loin l aile n*a qu*à vouloir tant sealement.

MAROTTE

Mon oncle ne consentira jamais que ta Te*

pouses.

BLAISte.

Oh! palsang«i^ , je i'ëpouserai bian wn^s ii; je ■e sis, morgue, pas si nigaud que je le parois : et partant que vous me disiais Vrai, et que Colette avec queuque douzaine de filles du TÎilage et autant de jeunes garçons qui a vont fait partie pour aller à certain pèlerinage...

LOUISOV.

Comment ! quel pèlerinage?...

BLAISB.

Ils appelont cela le pèlerinage d'amour ; c'est, disout-ils, queuque part du cbté de Paris. Les filles y alloQt pour se marier avec les garçons, les garçons pour se marier avec les filles : oh ! c'est une belle imagination ! Il y a tant de pèlerins , tant de pèlerines !

MAROTTE

Mais vraiment. Biaise, ce sont dés enlèvemeati que ces pèlerinages4à?

BLAISB.

Fi donc , des enlèvements ! ce ne sont que des voyages , et des voyages qui £aÛ8ont, moi^gM^bian

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