‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 196 sur 254 · ACTE III, SCÈNE IV. 3o · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV. 3o

lOUlSOtï.

n 1611 est tout transporté. Monsieur de Lëpine ëtoit-il de même quand il a su...

COLETTE

Je n ai jamais vu personne si ravi.

MAROTTE

Quoi ! monsieur Giflot neTétoit pas encore da- Tantage?

COLETTE

Davantage? non: cela ne se peut' pas; mais c*étoîttoutde même. Allez, je vous réponds d'eux, répondez-moi de Biaise.

LOtlSON.

Tout cela est le pluâ beau du mohdé ; mais que nous servira-t-il de les aimer et d'en être aimées? ^

COLETTE

Dame, je ne sais.

WTAnOTTE.

Tu di^ois tantôt que nous ne manquerions paft d'expédients.

COLETTE

Oui; mais j'ai Tesprit bouché, je ne sais pas pourquoi.

LOUisoir.

J'ai beau rétér, le mien l'est aussi.

So4 LES TROIS COUSINES.

MAROTTE

Ma mèrQ et mon oncle ne consentiront jamais à ces maria{][es.

Oh ! je ne crois pas : il fa adroit de fortes raisons pour les y résoudre.

LOUISON

Si le pélerina{]^e de Biaise pouvoit produire ces fortes raisons-là, ma sœur?

' mahotte.

Oui, les pélçripages sont bons à bien des choses

COLETTE

Qu'est-ce que c*est qu| ce pèlerinage de filaise?

L OUI SON

Un petit voyage qu'il va faire avec je ne sais combien de filles et de garçons du village.

COLETTE

Comment! Biaise s'en va? il me quitte, ma cousine?

MAROTTE

Non, il ne te quitte point; au contraire, il dit .que le pèlerinage en vaudroit beaucçup mibux, si vous vouliez le faire ensemble.

COLETTE

Moi, m'en aller avec un hoi^me?

AC tlâ m, SCÈNE IV. 3o5

ly'dtTTSOti".

- Kbils* lui 4rô&s frùtnk éet»\ë perâftadèf^

• 'COEfiTTB. ■:'■ '

Vous ne mêle persuaderez point.VoyèX leb^aii conseil !

AÉAROTTE^

Gomment , le beau conseil? Je lui ai répcmâa que tu le suivrois , iHoi.

ddLETTK.

Mais cela est foi^t iiâpeftinent, fbri tidicttlei et vous me feriez passer...

LOUiaON.

Vfe te fàohtf point, cousine; il ti^f a qo'a n'eit fîehfaii^.

COLETTE

Le bel esprit ! dochMft* eOÈBfme ça des paroles , m*cngager malgré moi datis des démafchë^...

Quand est-ce qu'ils partent?

MAft01"ï«i

Dès àùjourd'feiti peut-éire^. * ' éotETTE.-

Dès aujourd'hui î Voué ne demanderiez pas firietn qàedfe*Qié» faire faire lïn pas comme cduilàp«^ai'vo«i^ ^riiéH}tiei^. JesiÂs -dans une colèsc*.. Oh! je vous le reva^dra»^ vcws me le paierez , et

je m'en vengerai-.'

3o6 LES THOI^ COUSINES.

LOUISON

Eh bien ! là, venge-toi, et ne fais point tanc de bruit : tu n'as qu'à eu dire autant à monsieur de Lépine ; cela est bien difficile !

MAROTTE

A monsieur de Lépine , et à monsieur Giflot aussi.

COLETTE

Fort bien : vous tiendriez toutes deux les paroles que je donnerois, je le vois bien.

MAROTTE

Oh! pour cela, oui; j'ai plus de cœur que toi; et si Ton se mêloit pour moi de quelque affaire, on n*en auroit pas le démenti , je t'en réponds.

LOViSOtl.

. On ne fait rien que pour lui faire plaisir, et on en a le désagrément, voyez?

COLETTE

Mais , vraiment , vous n y songez pas : aller en pèlerinage comme cela, c*e8t se faire enlever.

MAROTTE

Non, point du tout: je le,crQyois d*abord; mais Biaise nous dit que ce n'eât. qu'un voyf^ge.

COLETTE

Oui , un voyage avec des garçoBS l

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