‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 199 sur 254 · ACTE III, SCÈNE V. 3o · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V. 3o

DE LORME

Ailes avont raison ; mais leur mère est une goulue qui vent tout pour aile.

COLETTE

Oh ! elle a beau vouloir, elle n*aura personne.

DE LQRME.

C*est une bourrue , une capricieuse , qui ne Tcut tant seulement pa^ que ces pauvres filles j asiaint un tantinet avec leux amoureux.

COLETTE

Cela est bien dur, n'est-ce pas?

DR LCR AIE.

Eh! fi, morgue, c'est une moquerie.

COLETTE

Au moins, mon père, je n'ai pas parlé à Biaise, depuis que vous m'avez dit que vous ne le vouliez pas.

DE LORME

Tu as fort bian fait. Ce n'est pas de même : j'ai raison, moi, vois-tu ; et ce que j'en fais n'est pas que je veuille épouser Biaise : mais ta tante, aile est amoureuse des amoureux qu'avont ses filles, et c'est pour ça qu'aile les (gourmande.

COLETTE

' Oh! vraiment, vraiment, ces ' gourmanderies vont être cause de quelque chose de beau.

3io LES TROIS COUSINES.

DE LOKME.

GoRiQient?

COLETTE

Elles s*en vont faire un pèlerinage pour tâcher de rendre ma tante raisonnable.

DE LORME

Un pèlerinage ? Ailes iaisont fort bian.

COLETTE

Oui ; mais vous ne savez pas qaVlles ne sont pas toutes seules , et qu'il y a des pèlerins cpiiTont avec elles.

DE LORME

Bon , tant mieux ! Cest bian avisé de prendre compagnie; altes ne $*ennuieront pas dans les chemins.

COLETTE

Oh î vraiment non ; c*est monsieur Giâot et monsieur de Lépine qui font aussi ce pèlerinagelà.

DE LORME

Tntigué que ça va bian! velàce que je demandons.

COLETTE

Vous trouvez qu'elles font fort bien?

Comment, bian ! ailes faisont à marvtfille,etje n en voudrais pas tenir cent bons ëcuf.

Page 1