LA MONTAGNE, MATHURINE
Ah ! vous Toilà , monsieur de La Montagne ! il y a une heure que votre maître...
LA MONTAGNE
Eh ! paix , paix , madame Mathurine ; étes-vous folle de ne me pas appeler votre neveu?
MATHtJRlNE.
Ah! vous avez raison, et je n'y so«geois pas. Votre maître donc, il y a une heure...
LA MONTAGNE
Encore? Ah ! tout est perdu, Avez-vous le diable au corps, ma tante Mathurine? est-ce que j*ai un maître, moi?
MATHURINE
Oui, voireraent, vous en avez un. Ce jeune monsieur qui a baillé de l'argent à notre homme pour être garçon jardinier n'est pas votre maî-^ tre ? Que voulez-vous dire ? est-ce que je suis une béte?
Là MONTAGNE.
Oh! pour cela, oui, très fort.Votregarçon jar> dinier est un jardiuier, et moi je suis votre neveu , ser(]^ent de milice. On tous a dit cent fois...
MATHTTRIKE.
Ça est vrai, j*ai tort ; je n'y serai plus attrapée...
A la bonne heure ; mais, pour éviter les inconvénients, il ne faut pas que nous ayons longue conversation ensemble. Jusqu'au revoir, ma tante Mathurine.
MàTBVRlNE.
Mais songez donc que votre maître... Le garçon jardinier vous cherche pour vous parler, mon neveu de la milice.