SCÈNE IX
MAhTHOR.
Ah ! par ma foi, monsieur Colin est un paysan de la façon de l'amour. C'est lui , mademoiselle , c'est votre joli homme.
LUCILE
Ah! ma chère Marthon , mon cœur, mes yeux, mon portrait, tout me le persuade. Mais qui m'assurera que ses desseins sont légitimes ? qui me sera garant...
LÉA.NDRE,5e levant de dessus le gazon.
Moi, charmante personne.
LUCILE
Ah!
MARTHON.
Colin ne dormoit pas, sur ma parole.
LÉAK DRE.
Moi, qui brûlois de me découvrir à vous; moi, qui ne respire et qui ne veux vivre que pour vous, qui n'adore que vous, et qui n'ai point d'autre objet, point d'autre passion que d'être à vous toute ma vie?
M ARTHOV.
On vous en offre autant de ce c6té-ci.
LUCILE
Ah ! ma chère Marthon , quelle surprise !
MARTHON.
Il n'est point question de faire ici la fière, monsieur Colin a tout entendu.
Oui, mon adorable Lucile,vo9 senliineDts me sont canous; ne daute» point, jie vous en conjure, de la vivacité, de la ^iiicéritié des nrûei^.
MABTROK.
Ah ! madenioiselle^voiià votre père et ce vilain monsieur Caton.
Ah, ciel ! ^
Ne faites semblant de rien, demeures.