LA BOHÉMIENNE
Très volontiers. Je ne suis ici que pour cela. {Elle chante en jouant des gobelets.) Prenez bien garde à mes manches, A ma baguette, à ma main.
Disant trois fois prelin pin pin, Ces trois boulettes blanches Se vont changer soudain.
Celle-ci, beauté brillante, Qui savez tout charmer.
Est un livre qu'on vous présente, Le grand art de se faire aimer.
{Elle présente à Lucile un livre, qu'elle fait trouver sous un de ses gobelets. )
LUCILE
Un livre à moi ?
HARTHON.
Donnez, donnez, j'aime la lecture. Voyons un pem.(e» /'ouvrant.) Ahl madame,le beau Hvrel Qu»
390 LE 6ALAVT IARB1NIER.
le style ai e%t ftcbe ! i^'il est hàilM^ iCfitfit sont cjue pierreries : clealM|pes,4esiM»ttatMd*'«DeiUes, des pendants, an carcan^ ttn«e0la7a|^ ! Ak t'uem sieur-Gaton, qu fi est dotix^e porter vos c&^aes!
LTICILE.
Des pierreries ! Mon père, il^utrenyoyer tout cela.
' MARTHOH.
Ouï, mademoiselle : mais je m*en rais tonjoim les serrer, sauf à rendre.
LA MOHTAGVE.
Eh ! attends, attends, ne te presse point : il faut voir la métamorphose des autres boulettes.
LA BOBÉWlEJBIllEC^ante.
Celle-^à , isons que j*y tondie Qae AvL pâtk bout de m«ti bâton , C'est Tavt d'teàtnc» H Marthon La pl«B iière etda ^us favonthe.
( Elle lui donne un livre fÂtin de louis dor. ) MABTBON.
On me dédie aussi des livres à moi. L*art d'adoucir la Marthon! .(£i/e ouvre le livre, )
LUCILE
Voyons ce cpie c'est. Il est j4eia ÀB iowl Garde-toi bien de prendre cela, Marthon...
MAUTHOir.
' Je ▼ons demande ptm^mEtyja udt u nw ii iic ^idkB
SCèNf XXIf. â9i
livres ne se refusent point: j*aime la lecture, et celui-là ne sonajkas nendm, surna parole. Ah! monsieur Gaton , que vous écrivez noblement ! dédiez-nous souvent de vos ouvrages. Le second tome ne vaut pourtant pas le premier; mais il ne laisse pas d'avoir son mérite, et j*aimerois assez une bibliothèque toute dans ce goùt-là. Voyons le troisième.
Là BOHéMimUT^-C^OttAS.
^4Hoi fait le pks dtfieik Et le plus be«i de mon ant; Voyez si j'y suis habile :
EA, si le tour est ^Uand , Qu'il ne soit pas inutile ; Chacun y peut prendre part.
(La taUeflurkqoflUc ia Scâkémicane a joaë des gcéekts, se change en une table gamiti de corbeilles de fruits , et de soucoupes garnies de liqueurs.)
OJi l ipour ce deraier tour4à il me fait p&umr ; j'en suis ; et Ton ne sauroit donner une coU«tiaD d'une manière plus ^Uuilé.
Oh ! par ma foi , l'auteur se iAn»ent ; so» Btyl« baisse , et les prewers tours sont les plus jolis à ma fantaisie : snak il Aanyponte , ttinMi»-«a fourti , tout cottp,vaiUe«