SCÈNE XIX
M. VALENTIN, MADAME VÀLENTIN, ANGÉLIQITE, LE CHEVALIER, FRONTIN, GUILLAUME, FUSILLARD, quatre SOLDATS avec des pertuisanes. ^
LE CHEVALIER
Doucement, camarades, point de tumulte ni de méprise, et qu'on fasse les choses dans Tordre.
GUILLAUME
Ah! tatigué, yelà un de ces persécuteurs de curieux , je QBQe ; vous n'avez, mordue, qu'à vous bian tenir.
M. VALENTIN
Ne vous éloigne» pas , ma femme ; tenez - vous avprès de moi, ma fille; ne nous quittez pas, monsieur Frontin.
FRONTIN
Non, non, monsieur, laissez -moi faire, (à part.) Voilà un bourgeois bien en sûreté !
LE CHEVALIER
Ah, cadédis, la déplaisante occupation! Serae bientôt fait? quejesaislas de ces corvées ! Eh I toisansoif , Fusillard , la Taillade !
FUSILLARD.
Monsieur?
scènî: XIX. ' 57
LE CfiCVALIEll.
Combien avoDS-^Aottsiléja de messieurs les curieux à cheral?
PtrSILLARk).
IKx-neuf , je pense, et an qa« Toilà , qite nous y aurons bientôt mis , ce sera la yingtaine.
M. TALEVtlir.
Monsieur Frontin, cte n*est point une raillerie, traiment.
FRONTIIf.
Paix, je connois Cet officier-là ; laissez-moi faire. [au thevalier.)yLoti3ienr,je\ous donne le bonjour.
, LE CflEVALIBB.
Ton valet, Frontin. Qui sont ces gens? con** nois-tu ce visage ?
Mme VALENT lîT.
Comme nt , visage î
M. VALEKtIN.
Taise2^voas , ma femme , ne vous faites point d'affaires.
LE GHEVALISR.
11 a mauvaise physionomie.
FRONTIM.
Cest pourtant un fort honnête homme , un des intimes de mon maître.
LE CHBVALIER.
Quand il seroit Tintime du diable. Allons
enfants, que Von commence par s'en assurer.
^ M. VALENTIN
Eh, monsieur ! faites-moi la £;race de m'écouter.
LE CH^VA.LIEB
Il fait rébellion , je pense ? Qu'on me lui fende Festomac de trente £oup8 de pertuisanes.
M. VALENTIN
Eh, monsieur! ayez pitié ae moi; je suis un honnête bourgeois, qui fournis je ne sais combien de régiments.
LE C0EVALIER.
Un bourgeois dans £et équipage ? déguisé dans un camp? pris en.tliagrant délit. Le procès est tout fait.
M. TALENTIN.
Mais, monsieur... •
LE CHEVALIER
Ne voyez- vous pas bien vous-même que vous êtes trop bien vêtu pour rester à pied? Allons, enfants, que Ton fasse venir en cérémonie une monture pour ce galant homme.
M"*» VA LES TIW.
C'est mon mari, monsieur l'officier.
• ANGÉLIQUE
C'est mon père, monsieur.
LE CHEVALJEB..
Votre mari? votre père ? Les aimables perso n-