MADAME AGATHE, LE BAILLI, CHARLOT
LE BAILLI
Bonjour , monsieur Chariot , bonjour.
M»« AGATHE
Monsieur le bailli , je suis votre servante.
LE BAILLI
Votre valet , madame Agathe. Eh bien î qu'estce , mes enfants ? voilà d*ëtrange« nouvelles : cette scélérate de Julienne...
CHARLOV.
Morgue, bon, il enfourne bian ; j'aurons bonne issue. Vous savez déjà ça , monsieur le bailli?
LE BAILLI
Il y a plus de quinze jours que je lé soupçonne ; lAais je n'ai point voulu faire d'éclat que je n'en eusse quelque certitude.
CHARLOT
Oh! pargué, n'y a point à en douter à pré* Sent, c'est une affaire sàre.
l£m ia«s3»-wiii» faeèipie nortictiiantfr'* t*t iir pounicK-vaii» ooinr jonr de cemuins tlsns runt
Pai|gpé,v«B»ea:iarvixexvaiiiiMD«m« : îL» jiiunt faire la noce, ce v«lià Le» nusnéoiers tfoi .ftUftinf ve^ air.
CniMf 1^ 4es méMsiKie»? La noce lie «fm. .'
La iMMX et Cafcnei, qpe TÉrfrir IttRe— <r trjiC
Yraiment^ ii iiMini?Elie prenii hieii soo te»p:» pour £ûre vue iMce! (Nb! je tro«blnnî la liète « SUT ma parole.
GHABLOT.
Et TOUS ferez forthian, monsîewr le bailli.
LE BAILLI
La malhearease !
CHARLOT
Acoutez, c'est une mëchuiUefoniuiQ : ent^co qu» Vous sauriais queuquuno do ion polilON IVt^ daiues ?
iio LE MARI RETROUVÉ.
Oui, de ses petites fredaines! une bagatelle!
elle a fait noyer son mari , seulement.
CHARLOT
Aile a fait noyer moilsieur Jnlian ? Velà pourquoi aile me mitonnoit , voyez-vous.
M»« AGATHE
' Ça ne se peut pas, monsieur le bailli ; je Tiens de le voir.
/ LE BAILLI
Vous avez rêvé cela, madame Agathe; il y a plus d'un mois qu*il est dëfunt , je le sais d« bonne part.
M»* AGATHE
Il n y a qu'un quart d'heure <{iie j*ai quitté monsieur Julien, vous dis-je.
LE BAILLI
Oui, un faux monsieur Julien qn elle aura attiré pour faire prendre le change.
Mne AGATHE.
' Oh! point du tout , c'est le véritable ) elle Fa reçu comme un vrai mari : je l'ai aidée à le battre, moi, monsieur le bailli, puisqu'il faut Vous le dire.
L« BAILLI
Bagatelle , je ne donne point là-dedans ; et nous avons, le procureur fiscal et moi, commencé