SCÈNE XV
LE BAILLt.
Bon : le reste est une suite de cela , mes enfants, l^e.paavve Julien s'enivroit quelquefois.
% CHABLOT.
Queuqnefois! Pargaë, très souvent. ëtoit eoutumier 4e ça quasimeqt autant que vous, monsieur le bailli.
I4B BAILLI
Voilà le fait : la femme aura pris le temps de rivresse du mari pour exécuter son mauvais dessein.
CHARLOT
Justement. Il ayoit trop bu de vin; aile li 9ura voulu faire boire de Tian : il n'y a rien de plus na* turel, ça parle tout seul.
Si ça est, ça est comme ça « monsieur le bailli.
LE BAILf<I.
Oui 9 on l'a jeté dans la rivière, et il ne se trouve point , voilà ce qui est embarrassant.
CHARLOT
On li a mis une piarre au cou. Est-ce une chose si rare qu'une piarre? en velà un gros tas tout proche du moulin, où il .m*est avis quil en njiapque queuqu*nne.
Où il eu manque quelqu iine? Voilà un bon
indice. Mais elle n aara pas fait cela toute seule.
CHA.RLOT.
Non, y oirement; il f au t li bailler des camarades. Eh 1 pargué, cet amoureux de Colette, et son valet monsieur de Lépine : le défunt ne vouloit pas qu'il époustt sa nièce. Cest eux qui ayont fait le coup , monsieur le bailli
LE BAILLI
Vous croyez ça,' monsieur Chariot?
CHARLOT
Si je le crois? Je li en veux, morgue, trop pour ue pas le croire ; et yous le croyez itou, yous, je gage. C'est notre rival, monsieur le bailli. J*en jurerois, moi, en cas de besoin : ça suffira -t -il pour le faire pendre ?
LE BAILLI
Voilà une cruelle affaire pour ces gens-là.
CHARLOT
J*altons , pargué , leur tailler de la besogne.
LE BAILLI
Je les ferai arrêter sur yotre déposition, et je vais totil de ce pas faire chercher le greffier pour la venir recevoir.
CHARLOT
Qu'il écrive ce qu'il voudra, je sommes témoins de tout, ne yous boutez pas en peine. Pargué! je nous en allons bian rire.
LE MARI RETBOUVÉ. i)5