SCÈNE IX
ANGÉLIQUE, LISETTE, LOLIVE.
LOLIVI.
Je sais bieo beurevx, mademoiselle, de vons trouver ainsi d*abord en arrivant, avant que personne...
AVOÉLIQVB.
Donne-moi tes lettres , dépêche.
LOLIVfe.
Je n ai point de lettres à vous donner, mademoiselle.
augéliqoe.
Tu n a» point de lettres à me donner ? Qui faméne donc ici? Que fait ton mahre?
LOLIVB.
La plus mauvaise manœuvre du mcMide. C'est un traître , un ohiet) , qui ne mérite pas de vivre ; un homme à pendre , mademoiselle.
LISBTTB.
Voilà un bel éloge !
AHGÉLIQOf.
Que veux-tu donc dire?
LISETTE
Tenvoie-t-il ici pour nous dire cela?
â€TE I, SCÈNE IK. i65
LOLIVE.
Non ; mais il y va venir, lui, pour le justifier.
ANGÉLIQVE.
Il va venir ici? quoi faire?
l'olive.
Une très haute sottise , épouser votre tante.
ANGÉLIQUE
Épouser ma tante, Lisette !
LISETTE
Épouser votre taitfe ! cela ne se peut pas.
LOLIVE.
Si fait , vraiment : ce n*est pas celle qui a son mari, c'est celle qui est veuve , madame la greffière ; et j'ai ici une lettre pour elle , que je m'en vais lui rendre au plus vite.
ANGÉLIffuE.
Une lettre pour elle ! Je la verrai , donne.
LOLIVE.
Non, mademoiselle, vous ne la verrez point.
J*ai dëja eu cent coups de pied dans le ventre pour cette affaire-ci ; il est bon de m'en tenir là. Qu'il ne s'aperçoive pas, je vous prie, que je vous aie avertie de rien.
i66 LES BOURGEOISES DE. QUALITÉ.