‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 110 sur 230 · ACTE I, SCÈNE I. i5y · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I. i5y

ANTOINE

Qui?

TICTORIKE.

Cest ce que j*ai demande. Je ne sais, m'a dit Fiin de ces messieurs ; ce sont denx jeunes gens : Fim est officier dans la cavalerie, et Tautre dans la marine. — Monsieur, Tavez-Yous vu? — Oui. — • EUdnt bleu , parements rouges?-^- Oui. — Jeune? — Oui , de ving;t à vingt-deux ans. — Bien fait? Ils ont souri : j*ai rougi, et je n ai osé continuer.

autoive.

n est vrai que vos questions ëtoient fort modestes.

VICTORIHE.

Mais si o'étoit le fils de monsieur?..,

antoihe.

N'y a-t-il que lui d*officier?

victorihe.

Cest ce que j*ai pensé.

autoihe.

Est41 le seul dans la marine?

VICTOniNE.

Cest ce que je me disois.

ANTOINE

N'y a-t-il que lui de jeune?

VICTOBIRE.

Cest vrai.

ido LE PHILOSOPHE SANS LE SAVOIR.

Il faut avoir le cœur bien sensible.

VIGTORIHB. 1

Ce qui mé feroit croire encore que ce n*est pas 1 lui, c'est que ce monsieur a dit que FolBcier de \ marine avait commence la querefUe. . . .

ANTOIRB.

Et cependant vous pleuries.

YICTORI/^B.

Oui, jepleurois.

ârtoine.

U faut bien aimer quelqu'un pour s'alarmer si aisément.

VICTORIHE.

Eh! mon papa, après vous, qui voulec-TOus donc que j'aime plus? Ck>mment ! c'est le fils de la maison : feu ma mère l'a nourri ; c'est mon fîrère de lait; c'est le frère de ma jeune maîtresse, et vous-même vous l'aimez bien.

ANTOINE

Je ne vous le défends pas ; mais soyez raison» nable.

VICTOKINB.

Ab ! ceki me faisoit de la peine.

AKTOlftE.

Allez, vous êtes folle.

Page 1