‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 185 sur 230 · GOTTE, LA MARQUISE, LAFLEUR · texte numérisé non relu

GOTTE, LA MARQUISE, LAFLEUR

(JLa marquise tire son miroir de poche; elle regarde si ses cheveux ne sont pas dérangés^ si son rouge est bien, )

LAFLEUR, après avoir fermé la fenêtre , parle à r oreille de GotiCy et finit en disant:

Je l'ai vu.

GOTTE

Ah! madame, voilà bien de quoi vous désennuyer. Il y a une dame enfermée dans Tappartement de monsieur le marquis.

LA MARQUISE

Qu est-ce que cela signifie?

Parle , parle : conte donc.

LAFLEUR

Madame... ( J Gotte, ) Babillarde.

LA MARQUISE

Je vous écoute.

LAFLEUR

Madame, pariant par révérence.

LA MARQUISE

Supprimez vos révérences.

•xî>

LAPLEUR.

Sauf votre respect, madame.

LA MABQUISB.

Que ces geus-lh sont bétes avec leur respect et leurs révérences ! Ensuite?

LAFLEUR

J*allois , madame , au bout du corridor, lors* que, par la petite fenêtre qui donne sur la terrasse du cabinet de monsieur, j*ai vu, comme j'ai l'honneur de voir madame la marquise...

LA MAUQUISE.

Voilà de fhomieur à présent. Eb bien! qo'avei-vous vu?

LAFLETJR.

J'ai vu, derrière la croisée du grand cabinet de monsieur le marquis, j'ai vu remuer un rideau, ensuite une petite main , une main droite ou une main gauche: oui, c'étoit une main droite, qui a tiré le rideau comme ça. J'ai regardé ; j*ai aperçu une jeune demoiselle de seize à dix-kuit ans : je n'assurerois pas qu'elle a dix-huit ans ; mais elle en a bien seize.

LA MARQUISE

Et... Étes-vous sûr de ce que vous dites?

LAFLEUB.

Ah! mndamr, voudrois-je...

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