SCÈNE XI
les sentiments que vous inspirez pour n'être pas mal interprété.
ADÉLAÏDE
J*en conviens, madame; et pour vous confii^ mer dans Fidée que je mérite que Ton prenne de moi , je TOUS dirai quelle est la mienne sur la conduite de monsieur de Glainville à mon égard. Il y a quelques mois...
LA Bf ARQUISE.
Asseyer-Tous , je vous en prie.
ADÉLAÏDE s'assied, ainsi que la marquise et la
gouvernante»
Il y a quelques mois que monsieur de Clainville vint à mon couvent : il étoit acpompa(pié d'un (gentilhomme de ses amis ; il me le présenta. Il me demanda, pour lui, la permission de paroitrc ^ la grille: je Faccordai» U y vint... je Fai vu... quelquefois... souvent même ; et lundi passé monsieur le marquis revinC me voir ; il m^ dit de Hie disposer à softir du couvent. Pans I9 couversation qa*il eut avec moi, il sen^bla me prévenir sur un changement d'état. Quelques jonrs après (r*étoit hier) il est revenu un peu tard; car la retraite étoit tonnée. U m*a fait sortir, non Mns quelque chafpnn, j'étois dans ce couvent dès Fenfance ; et il m'a conduite ici. Yoici , mad/anie , tonte mon histoire : et s'il étoit possible cs^«. v^-
maginasse quelque sujet de craindre rhomme que je respecte le plus, ce seroit près de vous que je me réfugierois.