‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 215 sur 230 · SCÈNE XXII. 3o · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII. 3o

LE MABQUIS.

Eh bienl moi, madame , je les dirois tous.

LA MARQUISE

Tous ? Gela ne se peut pas.

LE MARQUIS

Je le parierois.

Ah ! cela est bientôt dit.

LE MARQUIS

Je le parie, madame, je le parie.

LA MARQUISE

Vous le pariez?

GOTTE, h part.

Notre prisonnier a bien besoin de tout cela.

LE MARQUIS

Oui , madamQ , je le parie.

LA MARQUISE

Soit : aussi-bien depuis quelques jours ai-je besoin de vingt louis.

LE MARQUIS

Que ne vous adressiez-vous à vos amis?

LA MARQUISE

Non, monsieur, je ne veux pas vous, devoir un si foible service ; je vous réserve pour de plus grandes occasions, et j'aime' mieux vous les gagner.

M Là GAGEURE IMPRÉVUE.

LB XARQUIS.

Vingt louis?

LA MARQUI8K.

Vingt louis... soit.

GOTTE, à pari»

Cela m'impatiente pour lui. Demandez-moi à quel propos cette gageure.

LE MARQUIS

Soit , je le veux bien.

LA MARQUISE

Et vous me direz le nom de tous les morceaux de fer qui entrent dans la composition d'une porte, d'une porte de chambre, de celle-ci?

LE MARQUIS

Oui, madame.

LA MARQUISE

Mais il faut écrire à mesure que vous les nommerez; car je ne me ressouviendrai jamais...

LE MARQUIS

Sans doute , écrivons. Dubois ! ( à Gotte. ) Mademoiselle , je vous prie de faire venir Dubois. Toutes les fois, madame, que je trouverai une occasion de vous prouver que les hommes ont l'avantage de la science , de l'érudition et d'une sorte de profondeur de jugement... Il est vrai, madame , que ce talent divin accordé par la na-

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