SCÈNE XXIV. 3i
teuse du personnage que j'ai fait ; je n'y penserai jamais sans rougir. Ma petite idée de vengeance in*a conduite plus loin que je ne le voulois. Je suis convaincue que le désir de montrer de l'esprit ne nous mène qu'à dire ou à faire des sottises.
M. DÉTIEULETTE.
Quel nom donnez-vous à une plaisanterie?
LA MARQUISE
Ah! monsieur, en présence d'un étranger, que j'ai cependant tout sujet de croire un galant nomme.
M. DÉTIEULETTE.
Et le plus humble de vos serviteurs.
LA MARQ018E
J*ai jeté une sorte de ridicule sur mon mari , sur monsieur de Glain ville; car vous savez ma petite finesse à votre égard.
M. DÉTIEULETTE.
Je la savois avant.
LA MABQUI8E.
Quoi! monsieur, vous saviez...
M. DÉTIEULETTE.
Que j'avois l'honneur d'être chez madame de Clainville. Un de vos domestiques me l'avoit dit.
LA MARQUISE
Comment, monsieur, j'étois votre du^e^
M. DéTlEULETTB.
Non , madame ; mais je n'étois pas la yri
LA MARQUISE
Ahl comme cela me confond ! Et cette qni a des absences , qui oublie son nom?
monsieur, vous me persifliez?
M. DÉTIBULBTTK.
Madame, je vous en demande pardon.
LA MARQUISE
Ah! comme cela me confond et me dans la pensée d'abjurer toute finesse ! ( promène avec dépit. ) Ah ciel 1 Xespère .
sieur, que cet hiver, à Paris, vous non rhonneur de nous voir. Je veux alors, et présence, demander à monsieur de CIj pardon du peu de décence de mon pi Gotle , faites passer monsieur par voU*e e Adieu, monsieur.
M. DÉTIBULETTE.
Adieu, jnadame.
LA MARQUISE
Je vous souhaite un bon voyage.
LA OAGEURE IMPRÉVUE. Ssi