‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 23 sur 230 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

LE NOT>kIRE.

Allons ; soit... J*ai fini.

BELTON.

signons.

LE NOTAIRE

Cest bien dit ; mais , avant la signature , U fandroit mettre an moins la dot de la future.

MOWBRAI.

Allons, mets : ses vertus.

LE NOTAIRE loîsse U)mber sa plume.

Bon ! tu railles , je croi.

MOWBRAI.

Ses vertus.

LE NOTAIRE

Allons donc; tu te mo^pes de moi.

Qui jamais auroit vu?...

MOWBRAI, avec impatience.

Mets ses vertus , te dis-je.

LE NOTAIRE

Tout de bon? Par ma foi, ceci tient du prodige! N'ajoute-t-on plus rien?

MOWBRAI.

Est-il rien au-dessus?

Ajoute, si tu veux, cinquante mille écus.

LE NOTAIRE

Cinquante mille écus, si tu veux! L'accessoire Vaut bien le principal, autant que je puis croire.

BELTON, à Betti.

Il nous comble de biens! ah ! courons dans ses bras...

B^TTI.

Âh ! sar-tont, bon vieUlaiti, ne nous méprise pas.

MOWBBAI.

Que dit-elle?...

BBTTl.

Ah ! je sais que chez vous on méprise Quiconque , en recevant des dons. . .

MOWBRAI.

Autre sottise!

Où prend^elle cela? Seroit-ce toi, Beki» , Qui peux la prévenir de cette illusion?

De rougir des bienfaits ton ame a la foiblesse? Puisque avec le malheur tu confonds la banesse, Je dois te rassurer. Je ne te donii|^ rien :

La somme est à ton père , et je te rends ton bien.

LE NOTAIRE, à BeltOtl.

Signez.

{Belton signe.)

LE NOTAIRE, à Bettî.

Avons... ' '

BETTI.

Qui? moi ! Je ne sais point écrire.

BELTON.

Donnez-moi votre main, l'amour va la conduire.

BETTI.

Et le cœur et la main , Belton , tout est à toi.

Votre cœur, en aimant, ne le cède qu*à moi.

BETTI.

£h bien ] c'est donc fini? Que cela veut-il dire?

Page 1