SCÈNE X
LE NOT>kIRE.
Allons ; soit... J*ai fini.
BELTON.
signons.
LE NOTAIRE
Cest bien dit ; mais , avant la signature , U fandroit mettre an moins la dot de la future.
MOWBRAI.
Allons, mets : ses vertus.
LE NOTAIRE loîsse U)mber sa plume.
Bon ! tu railles , je croi.
MOWBRAI.
Ses vertus.
LE NOTAIRE
Allons donc; tu te mo^pes de moi.
Qui jamais auroit vu?...
MOWBRAI, avec impatience.
Mets ses vertus , te dis-je.
LE NOTAIRE
Tout de bon? Par ma foi, ceci tient du prodige! N'ajoute-t-on plus rien?
MOWBRAI.
Est-il rien au-dessus?
Ajoute, si tu veux, cinquante mille écus.
LE NOTAIRE
Cinquante mille écus, si tu veux! L'accessoire Vaut bien le principal, autant que je puis croire.
BELTON, à Betti.
Il nous comble de biens! ah ! courons dans ses bras...
B^TTI.
Âh ! sar-tont, bon vieUlaiti, ne nous méprise pas.
MOWBBAI.
Que dit-elle?...
BBTTl.
Ah ! je sais que chez vous on méprise Quiconque , en recevant des dons. . .
MOWBRAI.
Autre sottise!
Où prend^elle cela? Seroit-ce toi, Beki» , Qui peux la prévenir de cette illusion?
De rougir des bienfaits ton ame a la foiblesse? Puisque avec le malheur tu confonds la banesse, Je dois te rassurer. Je ne te donii|^ rien :
La somme est à ton père , et je te rends ton bien.
LE NOTAIRE, à BeltOtl.
Signez.
{Belton signe.)
LE NOTAIRE, à Bettî.
Avons... ' '
BETTI.
Qui? moi ! Je ne sais point écrire.
BELTON.
Donnez-moi votre main, l'amour va la conduire.
BETTI.
Et le cœur et la main , Belton , tout est à toi.
Votre cœur, en aimant, ne le cède qu*à moi.
BETTI.
£h bien ] c'est donc fini? Que cela veut-il dire?