SCÈNE VI
NÉBI; L*aîr natal. Gela ne m*aiTange-c-il pas bien moi?
EALED. « .
Eh! Tair natal... Quand je Tais dans mon paya 9 je me porte bien.
BÉBI. 1
- . Qael médecin ! Apparemment que ses malades ne gnétissent qu'à cinq cents lien^ de Ini. Vifçmo' naàtl il a bien fait d'éviter mé colères il s'est &ahû. dans taaesjardins ; mais mes csclayesle poursuivent et vont vous Famener. Mon argent 9 mon ai^nt.
KAIrBD.
•Vebre argent? Oh! Je marché est bon; il tiendra.
WÉBI.
il tiendra? Non, par Mahomet! J^obtiendrati justice cette fois-d. Voui^ vous êtes prévalu du besoin que j'avois d*ua 'médecin. Cestbien malgré moiqùe j'ai teu rebours k vous; maisjeîTen serai |dus dupe. Vous croyes que cela eé jkâèsiBrâ comme l'année dernière, quand vous m'avez vendu ce savant. •
Quel savant?
VÉBI.
Oui, oui, ce savant qui ne savok pas distinguer du maïs d*avec du b]ë,et qui m'a fait perdre six cents sequins pour avoir ensemencé ma terre suivant une nouvelle méthode de son pays.
KALED
Eh bien! est-ce ma faute à moi? Pourquoi faites-vous ensemencer vos terres par des savants? Est-ce qu'ils y entendent rien? JS'xweËr vous pas des laboureurs? Il n'y a qu'à les bien nourrir et les faire travailler. Regardez4e donc avec ses savants.
NÉBI.
Et cet autre que vous m'avez vendu au poids de l'or, qui disoit toujours. De qui est-il fils, de qui est-il fils ? Et quel est le père , et le grandpère, et le bisaïeul? II appeloit cela, je crois, être généalogiste. Ne vouloit-il pas me faire descendre, moi, du grai^ visir Ibrahim?
KALEV.
Voyez le grand malheur ! Quel tort cela vous fait-il? Autant vaut descendre d'Ibrahim que d'un autre.
NÉBI.
Vraiment, je le sais bien; mais le prix...
KALRD.
Eh bien ! le prix : je vous Vîv'v vendu cher? Ap-