‹ Par l'Occident à l'Extrême Orient [microforme]Chapitre 14 sur 57 · CONSULATS ET PASSEPORTS · texte numérisé non relu

CONSULATS ET PASSEPORTS

OP par toute l’Asie en tout temps portent la ceinture cholérique, pièce de flanelle serrée fortement, couvrant l'estomac et prévenant des frissons soudains dans les parties vitales, le fatal symptôme de maladies autres que le choléra. En plus, il doit éviter le soleil de midi, et comme remède préventif à la fièvre malariale, il doit prendre une tasse de thé ou de café chaud avant de descendre au rez-de-chaussée de la maison, ou avant de prendre son bain matinal. Dans les maisons de thé de la campagn” et dans les endroits éloignés il lui est possible de trouver les contrefaçons de tout breuvage étranger ; mais il doit éviter de boire ceux-ci. Les eaux minérales embouteillées sont les plus sûres, et celle de la source Hirano, près de Kobé, estsimilaire à l’Apollinaris. Du ÿ thé en tasses mignonnes est offert partout et étanche le mieux la soif, mais comme ce thé vert, frais et sans falsification est beaucoup plus fort que celui que le touriste est accoutumé à boire chez lui, il ne manquera pas de le trouver un stimulant puissant. On peut toujours se procurer durant l'été de la glace sciée. La poudre insecticide est une nécessité, et chaque voyageur devrait en emporter avec lui lors des chaleurs, et l'huile de “ pennyroyal ” l’aidera à mener une existence agréable dans ies vieilles

maisons à thé, s’il prend 227%: NUS PTE la précaution de s’en fric- ù tionner complètement. $ [ail É

Les excellents liôtels et le genre de vie exotiue et l'intérêt que présente Yokohama incitent le touriste à prolonger son séjour dans cette ville; mais il est plus sage pour lui de voir la

MENAGE. contrée, de visiter les ports de mer, les magasins de soieries et de curiosités, les photographes, les

tailleurs, les tatoueurs, et de s'occuper plus tard de la vie sociale. S'il désire faire un séjour prolongé, il peut louer une maison meublée pour le temps de son Séjour à raison de 45 à 50 dollars par mois pour un petit ‘ bungalow,” jusqu'à 300 dollars par mois pour une habitation plus préentieuse. Ou, pour une maison non meublée, meubles, literies et autres nécessaires peuvent être loués chez les grands marchands de

emps meubles. Des domestiques au courant du service se trouvent facilepièce ment ; le marché est abondant et les prix sont d’un bon marché ridiivrant cule, et nulle part ailleurs le maître de maison n'a autant de facilités et $ sou- si peu de difficultés que dans les colonies étrangères de l’Extrème fatal Orient. Le buandier demande de 3 à 4 dollars par 100 objets. Une ue le voiture attelée d’un poney peut être louée pour 40 dollars par mois et soleil au dessus, et un cheval tout sellé avec 4effo, au coureur, pour moins. entif à Les tailleurs, tant chinois que japonais, sont nombreux, et leurs marchane une dises bon marché ; et par tout le Japon, la Chine et l'Inde, quand il est int de nécessaire de se procurer un grand assortiment de costumes d'été, on peut de la s'équiper rapidement, à moins de frais et d’une façon plus satisfaisante à bain qu'en Europe ou en Amérique. de la Après avoir quitté l'Amérique, les bagages de cale’ et les valises oignés ne causent aucun inquiétude. Les riches résidents étrangers de l'Orient s CON- voyagent avec des bagages considérables. Il y a anger ; toujours des domestiques et des coolies pour les BAGAGES. . Les porter, et les natifs marquent leur respect d’après es plus les possessions visibles du touriste. En jinrikisha et dans les excursions D, près dans les montagnes du Japon, le bagage est, comme de juste, réduit js. Du à un minimum. Les compagnies de chemin de fer transporteni 60 Jartout livres de bagages par billet.

s falsi- Outre les promenades à travers les rues et devant les boutiques en utumé plein vent, observant les drames domestiques et mercantiles qui s’y issant. passent, et Jouissant du plaisir de contempler ces BIBELOTS

tableaux vivants de la vie japonaise, faire des achats est l’amusement préféré du touriste à Yokohama. Les magasins de curiosités abondent et des trésors d’art provenant de toutes les parties de l’Empire affluent vers ce grand débouché. Que l’écranger ne s’attende pas à trouver de grands trésors dans les traditionnels magasins sombres et dans les rues écartées à cette époque de critique artistique et de concurrence. Mais, à moins qu'il n'ait dirigé ses recherches dans cette voie et visité les grands musées et les collections privées chez lui, le touriste souvent est mis en contact pour la première fois avec les vrais produits de l’art japonais après son débarquement. Il constate que les soi-disant porcelaines japonaises qui encombrent les magasins d'articles de fantaisie et les bazars à l'étranger sont des abominations dont le seul objet est de contenter les soi-disant goûts artistiques de certains barbares, et nullement empioyées par les Japonais. Les collectionneurs de toutes les parties du monde depuis longtemps pourchassent les chefs-d’œurre des anciens artistes. mais les imitations de vieilles porcelaines et les contrefaçons des vieux maîtres

Page 1