LE DAI BUTSU (GRAND BOUDDHA
nitae les e de |, ont >s de tistes tures façon ne de à prix lisseagninne à indre ations is de Jenten t à la e ap-
es, de aidera s avec éâtres.
Ccomon, et onaise thé ou Iles.
t où se sur le ur qui de la le fer, orama port, sur le nt le e, ou de la nt les mbres gère, D de ar par e du conbelles posessite a à |
- quatre fois par jour. Yoko-
CT ve
y a moyen de prendre un bon bain à la baie de Honmochu en dessous de ia falaise de Yokohama, et la maison à thé qui y est installée procurera tout le nécessaire aux baigneurs.
Le r{ et le cho sont les mesures de distance du Japon. Le »7 équivau à environ deux milles et demi, mesure anglaise, et il faut 36 chos pour faire un 77. Quinze clos font un peu plus d’un mille. £e ri équivaut à 3927 mètres. Il est question d'adopter le système métrique décimal, En dehors des villes le tarif des jinrikishas est de huit à quinze sex par 74 selon les routes, mais sur toutes les routes ordinaires, d’une station à une autre ; le tarif est fixe.
On peut passer une charmante journée à Kamakura et à Enoshima, à vingt milles plus bas que Yokohama. Le train du chemin de fer dépose le voyageur à Kamakura, près du Temple de Hachiman, lieu de pélerinage historique, contenant de célèbres reliques. Près de la mer, au milieu de pins, se trouve un excellent hôtel, la Kaïhin-in, renommé pour sa cuisine et le rendez-vous des étrangers à toute époque de l’année.
La statue colossale en bronze de Bouddha — le Dai Butsu — est à un mille du Kaïhin-in. Elle a cinquante pieds de haut, et après avoir visité l'intérieur du temple, le touriste peut se faire photographier assis sur les genoux ou sur le pouce de LE DAI BUTSU. Bouddha. Les photographies sont envoyées par la poste aux adresses laissées au prêtre. Au monastère de Kotoku-in on lit cette affiche, motivée par la conduite de certains touristes :
‘ Etranger, qui que tu sois, quelle que soit ta religion, n'oublie pas, en entrant dans ce sanctuaire, que tu foules un terrain consacré par un culte immémorial.
“ C'est le temple de Bouddha, l’ porte de l'éternel, entre donc avec respect.”
En longeant la plage on arrive cinq milles plus loin a l’île de Enoshima, qu'on peut atteindre à marée basse. Un bateau passeur fait le service de l’île et dépose le voyageur au pied de ses rues escarpées. On peut faire de charmantes promenades dans les bosquets qui couronnent l’île, et l’on peut visiter à mer basse la grotte de la défsse Benten. On sert du poisson dans les maisons à thé d’où la vue est splendide. La plage de Katase est excellente pour les bains de mer. On peut rentrer à Yokohama directement en allant à Fujisawa en voiture et de là en chemin de fer.
, à à V4 Il y a vingt-deux milles par le chemin de / 4 . . / fer de Yokohama à Yokosuka, mais quinze / seulement par le petit bateau . /
à vapeur qui quitte Hatoba vokosuka.
suka possède un arsenal, des chantiers de construction, des cales-sèches, etc., et comme le Japon est devenu une puissance maritime importante, il y a toujours à Yokosuka un certain mouvement. À un mille plus loin on trouve le tombeau de Will Adams,
pilote anglais, qui vint au Japon en 1607 sur un bâtiment hollandais, et qui enseigna aux Japonais l'art de construire les vaisseaux. Il fut jugé si nécessaire au pays qu'il ne lui fut plus permis de le quitter. En débarquant tournez à droite et suivez la rue jusqu'au pont, et de là par une montée jusqu’à un escalier en pierre qui aboutit au haut de la colline. On y trouvera du tombeau de Will Adams un splendide panorama.
FUjIYAMA.
dais, aux.
s de qu'au outit
JS un
Muni de son passeport, le voyageur peut se rendre après déjeuner (tiffin) jusqu'à Kodzu par le chemin de fer de ‘Tokaido, à quaranteneuf milles de Yokohama. De Kodzu à Yumoto en tramway ou en voiture, et de là en jinrikisha jusqu'à MIYANOSHITA. Miyanoshita, où il arrive pour dîner, Il y trouvera deux grands hôtels, le Fujiya et le Naraiya, tenus à l'européenne et où la cuisine est excellente; il y a des bains, des salles de billard, etc. Les marchands de jouets abondent dans ce petit village de montagnes ainsi que les boutiques d’ustensiles en bois. Toute la contrée est sauvage et pittoresque. Il y a des bains sulfureux très fréquentés et l’air y est pur et vivifiant. Aussi ses hôtels sont remplis en toute saison, spécialement pendant l'été. Les excursions au lac Hakone à la solfatare d'Ojigoku et au col d'Otomitoge sont d’agréables buts de distraction pour le touriste. D'Otomitoge la vue embrasse toute la plaine de Fujiyama et l'on n'est qu’à cinq milles de Gotemba, d’où on peut prendre le train pour Yokohama, Kioto, et Kobé,
C'est de Gotemba que l’on part pour faire l'ascension du Fujiyama au mois de juillet ou août. À cette époque les lieux de pélerinage sont visités par des milliers de pélerins. L’'ascension du Fujiyama a été faite en juin et en septembre malgré les À FUJIYAMA. dangers qui effraient le: guides et les coolies, et il fallut employer la force pour emmener deux coolies dans l'ascension que deux Anglais firent en décembre 1891. Il y a sept milles en jinrikisha de Gotemba à Subashiri et de là à Umagaveshi encore cinq milles qu'on fait à cheval ou ex A'ugo. Le kago est une chaise en osier portée par deux hommes ‘qui cheminent d’un pas ferme, comme s'ils portaient une corneille dans une cage au lieu d'un solide anglais,” a dit le Docteur Dresser.
Depuis Umagayeshi jusqu’au sommet où se trouve la dernière des dix stations il y a quinze milles que les pélerins font à pied à travers les bois et sur la lave, mais les étrangers vont à cheval ou se font porter jusqu’à mi-cîte. Un prêtre au sommet de la montagne donne pour de l'argent un certificat enluminé de l'ascension, et timbre les bâtons ferrés et autres objets. Selon Stewart le Fujiyama s'élève à 12,365 pieds audessus du niveau de la mer. Des nombreux temples qui sont sur les bords du cratère, la vue s'étend sur les cinq provinces et sur l’océan.
Le premier pélerin Fuji fut Sin-fu un sage chinois qui conduisit, trois cents ans avant Jésus-Christ, six cents jeunes gens et jeunes filles sur le mont Fujiyama où ils devaient trouver la panacée de l’immortalité pour l’empereur Che-Wang-Te.* Ils n’en revinrent jamais.
Ce fut cn 1860 que Sir Rutherford Alcock fit son ascension. Il était le premier européen qui fut parvenu au sommet, et ce ne fut que plusieurs années plus tard qu’une femme, une étrangère, osa y monter ; la déesse Fuji-San étant censée haïr son sexe et être servie par des esprits malins qui devaient enlever les audacieuses qui s’y seraient aventurées.
On peut parvenir au sommet en moins de six heures de Umagayeshi en comptant les arrêts. Les coolies emportent des manteaux, et des provisions de bouche et ce qu’il faut pour se garantir des moustiques au
* V, Nitobe, page 5.
cas où on devrait passer la nuit dans une des stations. Il faut moins d'une heure pour descendre du sommet jusqu'à la partie boisée, et cette descente dans les scories et les cendres nécessite l'emploi des waraji, espèce de chaussons de paille qui garantissent les bottines du voyageur, En été, la neige fond jusqu'au haut de la montagne et l'on est même incommodé par la chaleur et la poussière.
En partant de Yokohama le matin on arrive aisément à la huitième station où même au sommet avant la tombée de la nuit, On peut assister au lever du soleil, des bords du cratère, et rentrer à Yokohama dans la soirée,
Les frais de l'ascension en y comprenant le trajet par chemin de fer, aller et retour de Yokohama à Gotemba, les jinrikishas, le kagce les guides, les coolies, etc., ne se montent guère qu'à cinquante francs par personne. Plusieurs personnes voyageant ensemble pourraient facilement s’en tirer à moins.
A vingt milles de Kodzu on trouve Atami, ville très fréquentée, qui possède des eaux sulfureuses et un geyser bouillonnant sur le bord
même de la mer. Assise dans sa baie, entourée de
ATAMI. falaises et de montagnes en amphithéâtre, baignée par
les flots majestueux du Pacifique roulant sur du sable
d'or, Atami attire à elle les oisifs pendant la saison rigoureuse. Son
climat exceptionnel lui a valu d'être le rendez-vous de la cour et des familles nobles de Tokio.
En quittant Atami on traverse les montagnes jusqu’à la station de Mishima, dans la grande plaine qui s'étend aux pieds du Fujiyama. On peut aussi atteindre Miyanoshita par un sentier.
En face de Yokohama, on trouve à Kanozan, un hôtel européen, récemment installé, le Vuyukwan, assez agréable en été à cause de son altitude. C'est de là que l'œil embrasse les ‘ Quatre-vingt-dix-neuf vallées.” Un bateau à vapeur quitte ‘Tokio à huit heures du matin pour Kisaradzu, et de là on se rend au Yuyukwan en jinrikisha.