SCÈNE QUATRIÈME
‘EMMA
Ah! parbleu, je le sais bien... il vous tuera. HECTOR, effrayé.
Hein? il me...? Mais qu'est-ce que je ferai, moi, pendant ce temps-là?
EMMA
Oui, il vous tueral.. À moins que ce ne soit-vous.…. mais j’espère bien que vous n’aurez pas l’audace de me tuer mon mari!
HECTOR
Mais, madame |...
EMMA
Oh! ce sera un duel à mort, je ne l’ignore pas] ilme l’a dit souvent, il se battra, comme on se bat dans notre pays. au vilebrequin.
Elle fait le geste de tourner un vilebrequin.
HECTOR
Hein? au vilebrequin?
EMMA
Oui, monsieur, au vilebrequin! C’est comme cela que nous nous battons au Brésil!
HEGTOR:
Mais c’est affreux... !
EMMA
Affreux.
HECTOR
Mais, c’est épouvantable !...
EMMA, marchant sur lui.
Commient! cela ne vous convient pas ?
Mit
, va “
Moi! mais pas du tout, mais pas du tout! au vilebrequin!.. Ah! pouah!
EMMA, avec dégoût.
Quoi! monsieur, vous avez peur!
HECTOR
Mais, madame, je n’ai jamais été menuisier, moi! Il remonte et redescend, EMMA, toujours avec dégoût, passant à droite. Oh! ces hommes de France!
HECTOR
Non ! tenez, madame, j'aurai autre chose à vous proposer. Croyez-moi : plaidez en séparation, c’est bien plus simple et, voyez-vous, c’est moins dangereux...
EMMA, remarchant sur lui, en le faisant reculer vers la fenètre.
Plaider !.. Mais, ce n’est pas une vengeance, cela ! Je vous répète que j'aime mon mari! Ce que je veux, c’est me venger de lui! Ce n’est pas m’en séparer...
HECTOR, près de la fenêtre.
Pourtant, madame.
EMMA, de mème.
Non, ce n’est pas cela qu’il me faut... (Le forçant à s'asseoir.) Allons, asseyez-vous et faites-moi la cour...
HECTOR, Jamais de la vie | EMMA.
Ah ! prenez garde |!
HECTOR
Mais.
Elle regarde en face,
di