‹ Par la fenêtreChapitre 7 sur 19 · SCÈNE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DEUXIÈME

EMMA

Ah! que voulez-vous! je suis impressionniste! D'ailleurs, vous savez, ce que j'en fais, c’est pour que vous n’alliez pas vous imaginer que vous me plaisez.

HECTOR

Moi, madame, une telle supposition !

EMMA, regardant vers la fenêtre.

Ah! c’est que les hommes sont si fats !

HECTOR, à part.

Ah ! elle nous arrange bien!

EMMA, d'un ton décidé,

Mais, maintenant que vous voilà convaincu, maintenant que vous savez à quoi vous en tenir, eh bien! nous pouvons commencer : faites-moi la cour !

Elle va se replacer sur sa chaise.

HECTOR

Ah, çà! voyons, madame! ce n’est pas sérieux! Avouez que c’est une gageure,

EMMA

Mais, du tout!

HECTOR

Allons donc ! vous voudriez me faire croire... Ah! tenez, finissez cette comédie et dites-moi franchement où vous voulez en venir.

EMMA

Je veux en venir à ce que vous me fassiez la cour, là!

Elle montre la place où elle est.

HECTOR

Mais, madame, je n’ai pas d’amour pour vous.

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EMMA, se levant et venant vivement à lui, Eh bien ! est-ce que vous croyez que j’en ai, moi ? HECTOR.

Mais, je ne vous connais pas,

EMMA

Ni moi non plus!

HECTOR

Mais je suis marié.

EMMA

Eh bien ! et moi aussi.

HECTOR, furieux.

Oh ! j’enrage!

Il remonte au-dessus de la table.

EMMA, passant à droite.

Voyons, monsieur, ce que je vous demande est pourtant bien simple... Vous ne comprenez donc pas que je veux donner une lecon à mon mari, que je veux me venger de ses scènes éternelles, de ses accusations de tout instant et que je viens vous prier de m’y aider... Comprenez-vous, enfin ?

HECTOR, au-dessus de la table.

Moi, si je. rien du tout.

‘11 prend une croûte de paiu qu'il dévore à la dérobée,

EMMA, à part.

Oh! les hommes! bêtes ou jaloux! (Haut.) Eh bien ! ça ne fait rien ! nous allons commencer... Venez près de la fenêtre.

Elle va ouvrir la fenêtre, HECTOR, se sauvant à l’extrème droite.

Hein? mais que faites-vous, madame ?

ni a Cr

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