‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableauxChapitre 103 sur 120 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

GALBAS) haussant let épaolet.

A tort?

; STRADA

A tort, te dis-Je.

Qu'elle pût nous trahir, ce serait un prodige. Ce serait à douter des anges et des saints.

Mais non. Je la connais. J'ai foi dans ses desseins. Elle est sublime, elle est héroïquement grande. Vous la bénirez tous en voyant quelle offrande Elle met sur l'autel de la patrie en pleurs, Holocauste divin, bouquet de rouges fleurs Qu'empourpre en s'immolant son cœur qu'elle déchire.

GALÊAS

Qu'est-ce donc?

STRADA, pau&nt Ters les gentilshommes.

Je ne puis encore vous le dire.

Mais on saura demain ce qu'elle a fait pour nous, Et ses accusateurs seront à ses genoux.

GALBAS, aaz mécontents.

Quoi 1 c'est à Rinalda qu'il voudrait nous soumettre t Allons donc \ Elle Ta séduit, comme son maître. Mais sur nous, sur nos cœurs, elle n'a point de droits.

(A. Strada.)

Pourquoi la croirions-nous ?

Parce que je la crois.

GALÉAS

Mais que ta eopli^ince en elle soit trompée.

Quel recours avons-nous contre elle?

STRADAy la prenant parmi les armos en tas contre le tronc d'arbNu

Cette épée t

(Il l'examine avec angoisses, puis ajoute :)

Pour la première fois une arme est dans ma main; Jamais je n'ai frappé de mort un être humain ; Mais, contre Rinalda proclamée anathème, De son sang répandu j'accepte le baptême; £ty j'en prends devant vous l'engagement sacré, Elle infâmCi c'est moi qui l'exécuterai.

(MouTement dans la foule.)

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