SCÈNE III LiB HftMBS, —t» GALËAS M BATTISTA
BTRADA
Ahl mes amis, Gutdo doit être triomphant!
■ANBTTO
Comment celaf
PBTRUCCIO
Pourquoi ?
TOUS
Pourquoi?
8T.RADA
' Je le devine.
(Montrant ie ciel où monte l'aube.) .
Espérons t Espérons t Voici l'aube divine.
Ravenne sera libre au soleil de demain.
Saluons son réveil et bénissons la main
Qui va nous ramener la liberté perdue.
Regardez la lueur qui blanchit l'étendue 1 . , ? .
J'y vois l'éclair d'un glaive. Un ange le brandit.
MANBTTa
Ëxpliquë^toi. ; •
PETRUCCIO
Ton cœur s'exalte.
MANETTO
Qui t'a dit?... '
STRADA, dans l'enthoasiasoM.
Ahl mon cœur dans l'aurore entend une fanfare! Qui m'a dit? Mais ces gens dont la course s'effare. ' Eux vaincus, n'est-ce pas que nous sommes vainqueurs? N'est-ce pas que Conrad est tué? Haut les cœurs! Hommes de peu de foi, certes, la chose est telle. Judith a dû frapper Holopheme. C'est elle, C'est Rinalda. Trouvant l'occasion à point, Elle a hâté le coup. Je ne m'exalte point.
C'est cela. C'est cela, vous dis-je. noble femme 1 Pendant qu'ici, loin du danger, on la diffame, Elle, risquant ses jours pour venger le j^ys, Elle nous a sauvés!...