‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableauxChapitre 109 sur 120 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

(Il est adossé encore^ la porte de l'oratoire, et il écoute l'heure qui tomke toatement d'une cloche lointaine, pendant le lever du rideau.)

Quelle heure de la nuit est l'heure que j'écoute?

(Il se passe la main sur les yeux.)

Gomme il fait clair 1

(Il marche Tora la fenêtre.)

Voyons, je me trompe 1... Mais si.

C'est le jour 1... Oh ! j'ai froid 1

(Il referme la fMiêtre.)

Déjà le jour!...

(Se retournant et regardant la porte de Rinalda.)

Ainsi, A l'épier en vain ma nuit s'est consumée Tout entière! Et toujours elle reste enfermée. Dominant son angoisse, étouffant son secret Ah 1 j'avais cru pourtant qu'elle se trahirait^ Qu'elle voudrait tenter...

(Il marche, puis Tient s'affaisser sur le tabouret, la tête dans ses mains.)

Mais rien, rien! Elle est forte^ Et son étBur est mieux clos encor que cette porte.

(Montrant la porte de l'oratoire.)

Comme elle il est muet. Gomme elle il est d'airain.

(Il Ta écouter à la porte de Rinalda, puis revient silencieusement au milieu de 1»

Mène.)

Est-elle donc coupable, avec ce cœur serein?

Se peut-il, si c'est un amant, qu'elle consente A le laisser?... Allons, je la juge innocente.

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