‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableauxChapitre 116 sur 120 · ACTE CINQUIËME t · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIËME t

HINALDA .

Je n'ai pas voulu, moi vivante, qu'uae autre... Ah t chacun comme vous n'a pas un cœur d'apâtrel Vous m'avez demandé trop pour être obéi.

A quoi bon discuter, d'ailleurs? Oui, j'ai trahi. Après? Que voulez-vous? Me punir! Soit! La vie Ne m'est plus rien. La mort seule me fait envie. Frappez 1

STRADA, >prt> ua vain guM de ombu*.

Je ne peux pas. Je tremble. Dieu puissant.

C'est donc moi, le rêveur, qui dois verser le sang! Ah! combien douce était l'aurore dans mon rêve. Prés de cette lueur du fer, sinistre et brève, A mon poing de bourreau qu'un meurtre va rougir! Mon rSve était si puri Pourquoi faut-il agir?

aiNALDA

Voire rêve est pareil aux autres; il s'achève. Tous les miens vont itussi s'achever par ce glaive. Qu'il soit la croix promise au bout de mon chemin! Frappez!

(BUe a'oSre a U pointa de l'epe«.)

STSADA, rsciilaol lies «psuTante.

Ah! je voudrais qu'il m'eût tranché la mainl

l».oc usa emolion orgissanle qui .a lusqu'aui sanglols.}

VOUS, toute ma foi, toutes mes espérances, Femme, déliviez-moi de ces horribles transes, Par pitié, dites-moi que votre trahison Peut s'excuser, qu'on voua lit peur, que j'ai raison De ne pas vous tuer ainsi sans vous entendre. Parlez, défendez-vous ! Je suis bon. Je suis tendre. Dites, vous n'êtes pas coupable?

Si. Frappez!

lat PAR LE GLAIVE

8TRADA, rMVltat d«.pluanpldi.

Non, pas encorl Devant nos hommes attroupés.

Le châtiment, s'il est secret, se rapetisse.

Je n'assassine pas, moi 1 Je rends la justice.

RIHALDA, ipiFL

Mais c'est mon innocence alors qu'ils vont savoir. El je vivrais! Oh! non. Mourir est mon devoir. Il le faut, certe. Il l^ut qu'il me tue.

VOIX] au dehan, furisdies al proehu.

Ah!

RINALDA

Ëcoute!

C'est Conrad qui les charge. Il est vainqueur sans doute.

LES VOIX, gciodliuDMt, ven U p»rM d* droiM.

RINALDA

venir. Entends-tu ces clameurs!

LES voix, da plu SB pliu procbeL

A moi, Conrad I

STHAnA

Non, meurs'

(Il >. ep dctournsnl M leia, lenlu eiifin l'tpie, aur UquflUa Rlnalda «'est prdcipilÈs della-mema. — Ella vionllomtier »urlB daviDl d» la BCéBO.igaocliB.prèa

Oh! j'ai senti l'épée entrer jusqu'à la garde. Je n'ose me tourner. La morle me regarde.

À«T£ CIMQtiÈMB 165

SPÈNÉX.'

Les Mêmes, RIZZO, MANETTO,

fiATTISTA, Gentilshommes, Bourgeois»

Artisans «t Paysans armés

RIZZO «t LA FOULE entrant par l« porte d« droite.

Ahl... Victoire 1...

ou brandit ta grande 4p«e de GoanMLI

STRADA

Et Conrad?....

' R I Z Z Q, d'ane voix tnomphaate.

Le loup?... MordUy happé»

Per«é àe eoups! J'étais de ceux qui Tout frappé.

LA FOULE

Bravo!

RIZZO, àStrada attencieuB.

Guide, mon Ar^re, où donc est-il?

(Il regarde «atoor de lot) ).A FOULE

Victoire!

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