SCÈNE X GALÉAS, PETRUCCIO, BIANCA
BIANGAy mettant doucement les bras au cou de son pèr*.
Toujours farouche, père?
GALÉAS
Plus que jamais.
LA FOULE, au lointaia.
Vivat!
GALÉAS, se lerant, et le poing brandi du côté où l'on crie.
Tiens!... Ah! je désespère.
Applaudir son vainqueur, quel avilissement!
BIANCA
Père, quand ce vainqueur vient d'être bon...
GALÉAS
Comment!
J'aurais pour lui de la reconnaissance? Aucune. L'opprimé ne doit pas détendre sa rancune.
Et j'estime que c'est, lorsque Ton a du cœur, Le devoir des vaincus d'être ingrats au vainqueur-
BIANCA
Rinalda cependant, mon père, eut le courage...
GALÉAS
Tais-loi. Nti\>arle pas de celle femme. ragef Lui dtiroir ./a vie! Ah! c'esl la pire d'enlre eux. Car c'est elle qui rend le lyran généreux, Et qui le veut clément pour qu'il soit populaire; C'est par elle qu'on pense user notre colère ; Elle aplanit la voie où l'on marche à genoux; Elle est l'entremetteuse entre la honte et nous.
PETRUCCIO
Chut!
C'est elle qu'il faut haïr le plus.
PETRUCCIO
Prends garde f
BIANCA
Oui, père. Un homme est là, caché, qui nous regarde Et vous écoute.
GALÉAS| aperçoit Strada et rinterpcUe de loin.
Eh là! que veux-tu, l'homme?
STRADA, à part, lentomeat.
il est Farouehe et droit; c'est bien l'aide qu'il me fallait.
g'alêas Tt n'entends pas?
STRADA
J'ai tout entendu, tout, rebelle I