‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableauxChapitre 36 sur 120 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

RINALDA, RIZZO, à la fenêtre.

RINALDA, restée immobile depuis la sortie de RasponL

De quel air il a dit cela 1 Quelle infamie !

Et l'étrange éclair qu'en ses yeux j'ai cru saisir !

Un éclair de... Mais oui! Oui, j'ai vu... de désir!

Est-ce qu'il m'aimerait aussi, lui, cette fange ?

Seigneur Dieu, pitié 1 Pour que Rizzo nous venge.

J'ai déjà tant souffert, j'ai déjà tant pleuré;

Mais cela, non, cela, jamais je ne pourrai;

Et c'est trop exiger, trop, que ce choix atroce

Entre la bête immonde et la bête féroce.

RIZZO, se retournant, puis venant à Rinalda.

Rinalda, Rinalda, viens voir. Je te promets

Que c'est beau. Viens ! Ils ont leurs sabres, leurs plumets.

Viens donc !

(Il retourne à la fenêtre.)

Voici Conrad. Il a mis sa cuirasse.

Ah ! quel malheur ! Ils vont là-bas, sur la terrasse. Derrière le palais \ Oh ! je ne verrai rien.

(Il redescend.)

Tu sais, le grand balcon ? C'est de là qu'on voit bien. J'y vais. Oh ! tu veux, dis I Vite, avant leur passage I

RINALDA

Oui, mignon, va.

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