SCÈNE Vil RINALDA, BIANCA
BIANCA, faisant ne entrée très émae
madame, à genoux Je vous en prie ! Il faut que vous veniez chez nous.
(jSort Orsolft.) RINALDA
tihez vous! Pourquoi?
Mon père est le dépositaire De seci'Cts que jusqu'à présent on devait taire, Et qu'on doit aujourd'hui vous dire.
"^ RINALDA
Eh bien! Dis-les
BIANCA
Lui seulMt
âCTE DEUXIEME ^ 51
RINALDA
Que ne vient-il en personne au palais?
B I A N C A y delplusfen pins émue.
nélas! il va mourir peut-être, tout à rheure...
RINALDA
Mourir!
BIANCA
Avant ce soir, oui... Regardez! Je pleure.
Vous «n dire plus long, je ne peux pas. Venez, Par la Madone et par les Saints !
(> vec de grands signes de croix.)
Et par... tenez, Par saint Guido, surtout! Nous avons sa chapelle Chez nous. C*est notre saint. Lui, je me le rappelle, Guido, l'autre.
RIWALDAy profondément troublée. '
Le mort!
BIANCA
Ilélas! on l'aimait tant!
Et moi-même!... J'étais bien petite, pourtant, Quand il passait, superbe et redressant sa taille Et faisant se cabrer son cheval de bataille ! Ah! son fier souvenir est immortel ici.
• . (Montrant son cœur.)
Nous l'aimions. Nous l'aimons toujours!... Et vous aussi, Car vous pleurez! Eh bien! c'est comme si lui-même Il vous suppliait...
(Elle est agenouillée.)
RINALDA
Lui ! Comment?
BIANGA
Son vœu suprême, £n exil, quand il prit mon père pour gardien De ses secrets.
RINALD A, affolé».
Moucher Guidof
BIANCA
Vous voyez bien Qu'il faut venir, qu'il faut écouter sa prière, A lui, Guido.
RINALDA, éptrdiic
Oui, oui, j'y vais.